Positif

Nous vivons dans un monde qui est submergé par les nouvelles négatives. Or, la plupart d’entre nous ne réalisons pas que ce monde est une pure création de l’esprit – ou plutôt des médias, car une réalité « objective » » est une pure fiction. Sur les dizaines de milliards d’informations qu’on pourrait publier chaque jour, les médias (qui en Occident sont en général très fortement concentrés dans les mains de quelques grands trusts), les rédacteurs en sélectionnent quelques unes qui vont « faire vendre » et - trop souvent - ce qui fait vendre est ce qui est scandaleux, négatif voire déprimant.

Or, un autre journalisme est possible. Dans les années 70, j’ai créé avec une femme africaine remarquable, Marie- Angélique Savané, un journal de santé familiale (aucun professionnel n’aurait parié un centime la-dessus!) qui en trois ans est devenu le périodique le plus vendu d’Afrique francophone. Nous avons publié, en 1975, le premier article jamais publié sur tout le continent concernant l’excision. Nous avons été le premier journal de la région subsaharienne à parler de planning familial, d’éducation sexuelle, de l’environnement, sans parler des grands problèmes de développement.

Alors avec cette rubrique, nous vous donnons un rendez-vous hebdomadaire pour lire des informations qui vous remonteront le moral. Il va de soi que vous pouvez les diffuser aussi largement que vous le désirez en mentionnant svp la source.

Un prototype allemand de voiture roulant à l’eau salée vient d’être enregistrée pour être utilisée en Europe. La voiture utilise une technologie ultra-performante qui recueille l’énergie produite par des réactions électrochimiques pour la stocker dans des batteries au lithium dernier cri.

La e-Sportlimousine  QUANT a des performances plus qu’honorables avec une vitesse de pointe d’environ 300km/h, et comme il n’existe pas de parties en mouvement dans le moteur le taux d’efficacité est de plus de 80%. La technologie est applicable à beaucoup d’autres domaines.
Source : Resurgence and Ecologist, janvier-février 2015. www.nanoflowcell.com

 

mercyships“Chacun a le droit de ressembler à un être humain et d’être traité comme un être humain. D’avoir une place à la table de la race humaine,” dit Dr. Gary Parker, médecin chef de l’Africa Mercy. “Et lorsque vous avez été privé de ce siège et qu’il vous est rendu, lorsque vous pouvez rentrer dans la race humaine et avoir la même apparence que les autres, c’est  une chose fantastique,” Parker parle de Sambany, un Malgache qui avait vécu pendant 36 ans avec une tumeur à la tête qui pesait 7.46 kg au moment de son opération sur le navire.

J’ai séjourné tout récemment dans la petite ville balnéaire de Falmouth au Sud de l’Angleterre, une cité de 26’000 habitants.

Récemment, un policier de quartier, police constable Andy Hocking, est subitement décédé dans la cinquantaine. Cet homme était aimé de tous pour son contact, sa gentillesse, sa connaissance des gens (ce « bobby »  faisait le même « beat » comme on dit en anglais - le même parcours - depuis environ 25 ans). En quelques jours, grâce aux réseaux sociaux avant tout, une manifestation spontanée en son honneur s’est organisée et 6’000 personnes ont formé un cortège qui a marché en souvenir de cet homme - presque le quart de la population de la ville ! Même les agences immobilières de la ville avaient remplacé dans leurs vitrines les photos de maisons et d’appartements à vendre par des photos d’Andy. Stupéfiant.

L'île de Majuli (située au bord de la rivière Brahmaputra, dans l'extrême nord-est de l'Inde) était en grave danger, menacée par l'érosion. Mais un homme a fait en sorte que son île soit sauvée... tout "simplement" en plantant chaque jour des arbres, de ses mains nues !

Il fallait impérativement que l'île soit protégée contre l'érosion, ce qui est rendu possible par la plantation d'arbres (leurs racines permettent la "cohésion" de la terre). Comme Jadav Payeng n'avait pas d'outil, il a creusé la terre avec de simples bâtons, planté des graines récoltées sur l'île, et cela jour après jour... depuis 1979 ! Sa forêt est aujourd'hui plus grande que Central Park (petit rappel : la superficie de Central Park est de 3,41 km²) et accueille aujourd'hui des éléphants, des tigres, des rhinocéros, ou encore des vautours, espèces qui ne seraient probablement plus là sans Jadav... 

Le pays entier de Costa Rica fonctionne maintenant entièrement au moyen d’énergies renouvelables.  En comptant principalement  sur l’énergie hydroélectrique, Costa Rica n’a pas utilisé de combustibles fossiles pour générer son électricité depuis le début de cette année.

De fortes pluies durant ces dernières années ont permis aux centrales hydroélectriques d’être la source principale d’électricité pour le pays, complémentée avec  l’énergie géothermique, éolienne, biomasse et solaire en cas de besoin.

Evidemment, ce pays de l’Amérique Centrale  a certains avantages. Costa Rica est un petit pays de seulement  51 000 km2  (ca. 9,000 km2  de plus que la Suisse) et une population d’à peu près 5 million. Ses besoins sont aussi plus bas du fait que Costa Rica n’a pas d’industrie manufacturière. Ses industries principales sont l’agriculture et le tourisme, surtout l’écotourisme. Non seulement les énergies renouvelables sont meilleur marché.  elles aident également à protéger leurs richesses naturelles – les parcs et réserves nationales.  

Mais une dépendance complète aux énergies renouvelables doit aussi prévoir d’autres sources  d’appoint. Par exemple, des pluies imprévisibles pourraient compromettre la capacité des centrales hydroélectriques de produire suffisamment d’énergie. C’est pourquoi Costa Rica veut capitaliser sur ses nombreux volcans et investir dans un projet géothermique  de grande envergure. Le but est d’être sans CO2 d’ici 2021.

Le Danemark obtient 40% de son électricité par des énergies renouvelables et son but est d’être sans CO2 en 2050. La Suède, la Bulgarie et l’Estonie ont déjà accompli leur but pour 2020. 

Source: The Christian Science Monitor, 27 mars 2015

Les spectateurs d’une gare régionale de la cité de Kanpur au Nord de l’Inde regardèrent fascinés quand un singe est venu au secours d’un de ses congénères qui avait été électrocuté par les câbles à haute tension et rendu totalement inconscient. Le singe fut filmé soulevant le corps inanimé de son ami, le secouant, le trempant dans une grande gouille d’eau boueuse, mordant sa peau et sa tête et s’occupant du corps inanimé jusqu’à  ce qu’il reprit du poil à la bête (c’est le cas de le dire !) Au bout d’un moment, le deuxième singe reprit conscience, ouvrit les yeux et commença à se déplacer.(Source : New York Times du 25/12/2014)

Pendant des années, la construction d’une maison en milieu rural au Mali impliquait l’abattage de ces arbres de plus en plus rares et du haut-voltige financier pour économiser l’argent pour acheter un toit en tôle ondulée. Mais depuis quelques années, les familles de tournent vers un modèle de maison inspirée des Nubiens (Soudan) entièrement en briques à base de terre, y compris les toits en forme de dôme. Ceci a le grand avantage de ralentir la déforestation, qui dans certaines régions avait dépassé le seuil critique et en plus de cela gardait les maisons bien plus fraîches qu’un toit en tôle ondulée. 

Ce style d’architecture a en fait un long passé au Mali, mais sans les dômes en briques de boue séchée, qui constituent l’innovation principale. On ne dépense littéralement rien en matières premières et en plus de cela les voisins vous aident gratis! C’est gagnant-gagnant et sur le plan écologique, et sur le plan social.

L’Association  (internationale) la Voûte Nubienne , une ONG quoi promeut ce type de projet, forme des maçons au niveau local dans le savoir spécifique nécessaire pour construire les voûtes. La Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique donne l’exemple de cette démarche comme le type de changement bas de gamme et très efficace nécessaire pour couper les émissions carbone.
(Source : Christian Science Monitor et Thomson Reuters Foundation)

Après avoir passé des années en prison suite à sa condamnation, Liu Xiaobo envoie  le message qu’il n’a aucun ennemi personnel. Comme d’autres dissidents au cours de l’histoire, peut-être trouve-t-il de la force en embrassant ses persécuteurs.  

Liu Xiaobo, le dissident politique le plus célèbre de la Chine, a maintenant purgé près de la moitié des onze ans de sa peine de prison.  En 2009, il fut reconnu coupable de subversion pour avoir demandé la fin du régime à parti unique.  Il se vit  décerner le Prix Nobel de la Paix en 2010 mais ne fut pas autorisé à assister à la cérémonie et une chaise vide symbolique le remplaça.  Ensuite, pendant cinq ans,  un silence complet enveloppa cet écrivain prolifique.  Jusqu’à récemment. Un ami et collègue écrivain d’Allemagne, Liao Yiwu, a pu obtenir un message de M. Liu: “Je suis OK.  Ici, en prison, j’ai pu lire et réfléchir sans arrêt.  Au fur et à mesure de mes études  je suis devenu de plus en plus convaincu que je n’ai aucun ennemi personnel.”

Le fait que Liu ne ressent aucune animosité contre ses geôliers ou les fonctionnaires du parti communiste qui l’ont banni lui et ses écrits reflète ses dernières paroles lors du jugement du tribunal: 

Ce texte est extrait d’un article par Tom Lawson qui est apparu (en anglais) dans YES Magazine du 08 juin 2014.
En vue des récents événements en France, en Belgique et d’un sentiment grandissant anti-musulman et anti-sémite en Europe, il est bon de montrer qu’un peu partout dans le monde, il y a aussi des petites pointes de lumière: des individus et des organisations qui affirment que les valeurs communes sont plus importantes que les différences, la coopération plus bénéfique que l’agression et que l’amour est plus fort que  la haine et peut vaincre tous les obstacles à l’unité.  

En 2009, des archéologues ont excavé au centre de Berlin les fondations de ce que l’on pense avoir été une des premières églises de la ville,  l’Eglise St Pierre, construite au 12ème siècle, où se trouve maintenant le quartier de Petriplatz. L’église fut détruite durant la deuxième Guerre Mondiale. Ce lieu, autrefois dominé par un grand édifice de style roman, n’est plus qu’un terrain vague mais, selon les plans prévus, cela va changer!

Les clientes de Martha Ryan sont parmi les femmes les plus vulnérables. Elles sont enceintes et elles sont sans abri.  Pratiquement toutes sont nées dans la misère et beaucoup d’entre elles luttent contre la toxicomanie ou sont victimes de violence domestique.

Et pourtant, ces femmes ont accompli des résultats extraordinaires. Plus de 90% de leur grossesses aboutissent à la naissance de bébés en bonne santé et libres de drogues, “ce qui dépasse la moyenne nationale pour toutes les naissances, y compris les grossesses à bas risques.”

Mais tout aussi important, l’organisation de Ryan (basée aux Etats-Unis), Homeless Prenatal Program (HPP, Programme Prénatal pour SDF) a aidé des milliers de femmes vulnérables à trouver des emplois et des logements permanents.

Le secret du bonheur ne réside pas en cherchant plus mais en apprenant à jouir de moins.  (Socrate)

tinyhomeDe combien de “choses”  avons-nous vraiment besoin pour vivre une vie comblée et saine?  “C’est une experience pour vérifier  jusqu’à la limite absolue si l’on peut être heureux et en bonne santé dans un très petit espace,” dit Jeff Wilson, professeur de Science de l’ Environnement et doyen de l’Université Huston-Tillotson à Austin au Texas. Alors que les gens continuent  à se désencombrer et  à vivre d’une manière plus simple, minimaliste, beaucoup se disent plus heureux. Afin de déterminer le peu qui est vraiment necessaire pour vivre heureux et à l’aise, Wilson mène une experience pour découvrir  jusqu’où il peut aller et il fait ceci dans un container (dumpster) de déchets  recyclée.

Pendant une année Wilson vivra dans son dumpster d’un peu plus de trois mètres carrés, transformant petit à petit son logis élémentaire en un espace de vie high-tech, tout en continuant à observer ce qu’est le minimum nécessaire pour vivre et prospérer. Durant les premiers mois du Projet Dumpster, Wilson dormait  sur des cartons. Depuis,  il a progressé avec un lit, un petit espace de rangement et même de l’air conditionné. Il va toujours chercher son eau mais aura bientôt raccordé une douche et toilette depuis l’extérieur du container.

 

Notre vision du monde est non seulement influencée mais profondément biaisée par des médias qui, pour la plupart, parlent essentiellement de ce qui ne marche pas dans le monde. Et si j’ose écrire ce POSITIF, c’est parce que dans les années ’70, j’ai lancé en Afrique francophone, avec quatre collaborateurs africains, une revue éducative, Famille et Développement, qui en trois ans est devenue la revue francophone internationale la plus vendue de toute la région. Nous avons créé une revue populaire sans les trois « s » soi-disant obligés du journalisme populaire : sport, sexe, scandale. C’est donc possible. Aux USA, la revue YES qui depuis 30 ans est ma revue préférée, montre qu’on peut faire du journalisme en même temps positif, tout en dénonçant ce qui ne marche pas, mais en mettant toujours l’accent dominant sur comment faire autrement, vivre, se déplacer, se nourrir, éduquer, se soigner, se loger, etc. autrement.

Les cercles de pardon

Comment mieux célébrer Noël et terminer l’année qu’en laissant de côté tous les fardeaux inutiles accumulés dans l’année ?

En Novembre, j’ai fait une expérience très forte et en même temps profondément sereine : le cercle de pardon de Genève.

Nous étions je pense 20 à 25, la plupart unis par une intention forte : laisser de côté un fardeau inutile.

Pendant plus de deux heures, une femme exceptionnelle, Natacha Sapey, la responsable du cercle de Genève, a mené l’expérience avec une rare maîtrise, les moments de silence et d’introspection alternant avec une voix en même temps ferme et très douce. Il y eut des moments de larmes bien sûr et des grands soupirs de lâcher-prise. J’ai été frappé par la forte présence d’hommes –quelque chose de si rare dans le domaine du développement personnel. Les séances sont payantes, mais à un prix fort modéré vu la qualité de l’offre. Vous pouvez retourner autant de fois que vous le désirez.

Inofficiellement, San Francisco a été nommée la capitale des sans-abri des Etats-Unis, comptant environ 6500 personnes sans abri en 2013 parmi lesquelles, selon certaines statistiques récentes de la ville, 4300 personnes vivraient dans les rues. Parmi les nombreux problèmes qui confrontent les sans-abri est le manque d’accès aux douches. La ville de San Francisco n’a qu’entre 16 a 20 cabines de douche à leur disposition.

Lava Mae est une organisation sans but lucratif qui transforme des  bus publics plus en usage de la municipalité, en les réaménageant:  chaque bus  est équipé de deux cabines de bains et offre douches chaudes,  shampooing, savon et linges gratuits ainsi que des W.C. propres.

Au premier abord, Phillip Wollen n’a pas du tout l’air d’un radical.  Wollen est un ancient banquier commercial. A l’âge de 34 ans il était vice-président de Citibank et un directeur général de Citicorp. Australian Business Magazine l’avait nommé l’un des chefs d’entreprises les plus sollicités par les recruteurs en Australie. Mais autour de 1990 (il n’est pas sûr de l’année exacte), Wollen a pris la decision de faire don de 90% de son avoir, un processus qu’il appelle ”reverse tithing” (dîme en retour). Depuis, Wollen a donné des millions pour l’amélioration de l’environnement et pour aider ceux qui sont sans pouvoir - à savoir des enfants, des animaux, des malades en phase terminale - dans le monde entier. Il parraine le navire Sea Shepherd qui lutte pour l'arrêt de la chasse à la baleine ainsi que la South Australian Children’s Ballet Company. Il a également construit des écoles, orphelinats, refuges pour lions, et sanctuaires. Sa fondation, Winsome Constance Kindness Trust, soutient plus de 400 projets dans 40 pays. Wollen déclare que son but est de mourir « fauché », de donner tout ce qu’il possède avec des « mains chaudes » et qu’il est en bonne voie de le faire. 

La plupart du temps il conduit ses activités loin des regards publics. Le site internet de la fondation Asserte,  «nous ne voulons pas votre argent » et  l’énoncé de mission est ambitieux : promouvoir la bonté envers tous les êtres vivants et l’ancrer comme un trait reconnu du caractère et de la conscience de l’Australie.  Wollen est d’accord avec le philosophe Peter Singer que les droits des animaux posent le « plus gros dilemme moral depuis l’abolition de l’esclavage. » 

phakyab medAbbé du monastère d’Ashi au Tibet Oriental, Phakyab Rinpoché est emprisonné par les Chinois en l’an 2000. Il subit de mauvais traitements dont la torture : son pied droit se gangrène. Il réussit pourtant à s’évader et se réfugie à New York en 2003. Devant la gravité de son état, les médecins américains préconisent une amputation immédiate. Toutefois, le Dalaï –lama l’engage à chercher en lui-même la guérison et par suite à enseigner au monde SA méthode de guérison. Ayant soigné sa gangrène exclusivement par la méditation et les mantras, Phakyab Rinpoché participe aujourd’hui à des protocoles de recherche internationaux sur les bienfaits thérapeutiques de la méditation. Son site est là.

(Source : tiré du site d’Olivier Clerc sur les journées du pardon :   journeesdupardon.fr/blogue/grande-nouvelle qui fait un travail exceptionnel et d’une immense importance sur le pardon. Olivier Clerc est également le créateur des cercles de pardon qui se répandent rapidement dans les pays francophones et que j’estime être une des plus importantes activités de développement personnel dans le monde. Un des prochains POSITIFS leur sera dédié). 

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