Positif

Nous vivons dans un monde qui est submergé par les nouvelles négatives. Or, la plupart d’entre nous ne réalisons pas que ce monde est une pure création de l’esprit – ou plutôt des médias, car une réalité « objective » » est une pure fiction. Sur les dizaines de milliards d’informations qu’on pourrait publier chaque jour, les médias (qui en Occident sont en général très fortement concentrés dans les mains de quelques grands trusts), les rédacteurs en sélectionnent quelques unes qui vont « faire vendre » et - trop souvent - ce qui fait vendre est ce qui est scandaleux, négatif voire déprimant.

Or, un autre journalisme est possible. Dans les années 70, j’ai créé avec une femme africaine remarquable, Marie- Angélique Savané, un journal de santé familiale (aucun professionnel n’aurait parié un centime la-dessus!) qui en trois ans est devenu le périodique le plus vendu d’Afrique francophone. Nous avons publié, en 1975, le premier article jamais publié sur tout le continent concernant l’excision. Nous avons été le premier journal de la région subsaharienne à parler de planning familial, d’éducation sexuelle, de l’environnement, sans parler des grands problèmes de développement.

Alors avec cette rubrique, nous vous donnons un rendez-vous hebdomadaire pour lire des informations qui vous remonteront le moral. Il va de soi que vous pouvez les diffuser aussi largement que vous le désirez en mentionnant svp la source.

La Bonne Nouvelle

Nous reproduisons ici un poème du grand leader bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh qui fait écho au blog de cette semaine (1er janvier)

La bonne nouvelle
ils ne l’a publient pas.
La bonne nouvelle,
nous la publions.
Nous avons à chaque instant une édition spéciale,

Les positives de Noël

Pour notre rubrique « Positif « de Noël, voici simplement quelques citations sur le thème de l’amour :

Un coeur qui aime est toujours jeune. (Anonyme)

Aime et fais ce que tu voudras. (St. Augustin)

Le respect est ce que nous devons,
L’amour est ce que nous donnons. (Philip James Bailey)

Le livre phare de Jacques Lecomte, La Bonté Humaine, publié l’an dernier, constitue une addition bienvenue à notre dernier blog sur l’optimisme. C’est un livre extrêmement important pour toute personne oeuvrant à une amélioration de la condition humaine et animale (cette dernière dépendant si souvent du comportement humain à son égard.)

Lecompte dégonfle toute une série de grosses baudruches soi-disant scientifiques sur ce qui serait l’ aggressivité fondamentale de l’homme, comme les théories de Konrad Lorenz qui visaient à démontrer le caractère violent de nos racines animales. Lecomte se considère lui-même comme un « optiréaliste ». Il explique que « Plus j’avançais dans mes lectures, plus je constatais que le fond de la bonté est davantage constitutif de notre être que la tendance à la violence et à l’égoïsme. »

Cette rubrique n’étant pas un revue de livres, je ne présenterai pas le livre en lui-même, ce dernier méritant infiniment mieux que quelques paragraphes rapides. Je voudrais simplement souligner une donnée évidente, à savoir que « le réel » (c’est quoi, le réel ?!) est d’une telle complexité, et la masse des connaissances scientifiques doublant tous les 10 ans je crois (merci de me corriger si j’erre), qu’aucun auteur ne peut maîtriser même une petite fraction des connaissances dans n’importe quel domaine.

Même le scientifique le plus rigoureux choisit les informations qui l’intéressent selon ses préjugés et non selon une objectivité inexistante. Donc en science tout comme en philosophie, chacun se construit sa réalité. M. Lorenz confortera les pessimistes, et M. Lecomte confortera les optimistes (du côté desquels je me range résolument).
Donc la vraie question est : quelles sont les connaissances qui nous donnent le plus de chances de progresser, comme race, vers un avenir meilleur?

La réponse me semble aller presque de soi.

Le troc, tout ceux qui l’ont pratiqué le savent, représente  bien plus qu’un échange d’objets ou de services. Il permet aussi des échanges entre voisins et habitants d’un quartier. A Genève, Dan Acher avait l’habitude de trier ses affaires chaque année et de déposer ce qu’il ne voulait plus sur un petit muret. Il observe que tout part extrêmement vite. Alors, pour protéger les choses contre les intempéries, il récupère une vieille boîte à journaux qu’il fait décorer pas un dessinateur. Baptisée « Boîte d’échange entre voisins » elle voit le jour en 2011 et ne désemplit pas. Une dizaine d’autres voient le jour dans les deux années qui suivent. Elles sont vidées en moyenne deux fois par jour. « Leur présence permet de créer du contact et de casser le quotidien des habitants du quartier. » On décide de les poser intentionnellement dans des rues peu passantes afin de mieux encourager les contacts. Jamais aucune boîte n’a été vandalisée assure leur auteur. « Cela montre bien que lorsqu’on leur fait confiance, les gens ont du plaisir à participer et respectent ce que l’on fait pour eux, » en conclut Dan Archer.(Migros Magazine)

Hans Herren est le premier suisse à recevoir le Right Livelihood Award, plus connu sous le nom de Prix Nobel Alternatif.

Au cours de nombreuses années de recherche en Afrique, notamment comme directeur du célèbre Institut international d’agriculture tropicale du Nigéria, le Nobelisé a mis au point un vaste programme international de lutte contre la cochenille du manioc, introduite par accident en Afrique par des scientifiques et qui faisait des ravages terribles au niveau de cette tubercule. La cochenille en effet n’avait pas d’ennemi naturel sur ce continent. D’après l’estimation du jury du Prix mondial de l’alimentation, Hans Herren aurait sauvé de la mort environ 20 millions de personnes de la « ceinture du manioc » qui s’étend du Sénégal au Mozambique.

Avec une agriculture soutenable, des entreprises innovatrices, de nouvelles idées en masse stimulées par le « Ministère des idées » (un forum populaire sans doute unique sur la planète qui est un véritable ferment d’innovations dans tous les domaines), des femmes qui montent dans tous les secteurs (près de 40% des parlementaires sont des femmes et pendant quatre années consécutives le pays était le mieux placé au monde pour la place positive que les femmes y détiennent, selon le classement du Forum Economique Mondial), l’Islande est vraiment un pays d’avenir.

Pour défier les PDG jugés trop macho lors de l’effondrement des banques en 2008, des PDG de sexe féminin furent nommés. Et le pays exige que les entreprises mettent au moins 40% des postes de direction à des femmes.

Une organisation humanitaire londonienne, St. Mungo’s charity, a mis sur pied un collège extrêmement innovatif pour les sans abris qui compte déjà près de 400 étudiants. Les quatre objectifs principaux du collège sont :
- d’empêcher les personnes de devenir des sans abris avec tout ce que cela implique comme exclusion sociale
- aider les personnes sans-abris à se réinsérer
- influencer les politiques ayant un impact sur cette classe de citoyens

Le collège a déjà remporté des succès notables dans le domaine de la réinsertion des personnes exclues
et marginalisées de sa région.
A quand les premiers cours romands pour sans abris ?
(Source: Positive News et www.St_Mungos_recovery_college)

Chez les Babemba d’Afrique du Sud il existait – jusqu’à ce que les Blancs viennent les « civiliser » -une pratique étonnante pour corriger ceux qui commettaient des fautes graves.

L’individu concerné était placé au centre du village, seul et sans être attaché. Tout travail cessait, et chaque femme, homme et enfant du village se réunissait en cercle autour de l’accusé. Alors chaque personne dans la tribu, sans égard pour son âge, commençait à parler à voix haute à l’accusé. L’un après l’autre, chacun rappelait toutes les bonnes choses que la personne au milieu du cercle avait fait de son vivant.

Chaque expérience, chaque incident pouvant être remémoré avec quelque détail ou précision était rappelé.  Tous les attributs positifs de la personne, ses bonnes actions, ses forces ou ses gestes de gentillesse, étaient récités longuement et avec une grande attention. Personne n’était autorisé à fabriquer ou exagérer quoique ce soit, ou à plaisanter sur les réalisations ou les aspects positifs de sa personnalité.

La cérémonie tribale durait souvent plusieurs jours et ne cessait pas avant  que chacun eut épuisé le moindre commentaire positif qui pouvait être remémoré concernant la personne en question.

Quand la cérémonie était terminée, le cercle tribal était rompu, une joyeuse célébration prenait place et la personne était symboliquement et littéralement  accueillie à nouveau dans la tribu.

Suggestion à mes amis enseignants : quelque chose de similaire serait-il concevable dans certaines de vos classes ?

Le blog de cette semaine qui cite ce grand illuminé que fut le Dr. R. Hawkins me rappelle un passage d’un de ses ouvrages ou ce dernier disait que le mot OUI était le mot le plus puissant du langage humain.
Une expérience personnelle qui a donné naissance à mon petit ouvrage, Le grand « OUI » à la vie, dans la collection « Pratiques » des éditions Jouvence illustre ceci de façon frappante.
Il y a de cela bien des années, j’ai déménagé du Mont Pèlerin, un des plus beaux coins de la Suisse que je connaisse, à un appartement sis sur une des rues les plus polluées et bruyantes de Genève. Et au-revoir aux forêts parfumées de pins où je faisais mon jogging. Alors, comme une rue polluée n’est pas l’idéal pour un petit jogging vespéral en hiver, je me suis acheté une machine qui mime le ski de fond et je me suis lancé avec toute mon énergie dans ma nouvelle passion.

Dans les années 70, j’ai travaillé en Afrique de l’Ouest. Comme un des membres fondateurs de ce qui fut à l’époque la plus grande fédération d’organisations paysannes de la base de toute l’Afrique, j’avais des contacts fréquents avec les milieux paysans. Le récit suivant raconte comme une vieille paysanne illettrée a créé un système d’épargne génial qui a enrichi toute une région.
Une ONG suisse avait offert à un groupe de paysannes d’un village reculé du Burkina Faso un petit moulin pour moudre les céréales, tâche qui prenait à la main facilement deux heures par jour (en plus d’aller chercher l’eau à 10 km. chercher le bois peut-être aussi loin, travailler aux champs, préparer les repas, masser les hommes au retour du travail dans certaines régions, etc).
Les femmes demandèrent : « Est-ce que c’est cadeau ? » On leur répondit que oui. Alors elles dirent : « Mais nous devons aussi faire notre part. Attendez ici, on va discuter entre nous et on vous dira ce que nous allons faire.»

Ces paroles sont celles de Favio Chavez, directeur d’un orchestre d’enfants hors du commun : tous les instruments de musique de l’orchestre ont été fabriqués avec du matériel récupéré sur des décharges d’ordure à Cateura, Paraguay. C’est une expérience stupéfiante, hors du commun, de voir ces adolescents jouer de la musique classique de qualité avec des instruments confectionnés avec des détritus! (Bien que le texte soit en espagnol et anglais, on suit parfaitement, tellement les images sont parlantes en elle-mêmes).

Cette expérience est extraordinaire de plusieurs points de vue:
- Elle souligne la puissance de la vision. Là ou tout le monde voyait des tas d’ordures, Favio Chavez a vu des instruments de musique.

Ce sigle anglais (pour mind-based stress reduction et qu’on peut traduire par la diminution du stress par la prise de conscience) décrit une technique de présence-au-présent dérivée entre autres du bouddhisme. Son initiateur, le professeur de médecine américain Jon Kabat-Zin est de plus en plus appelé aux quatre coins du monde pour la vulgariser et l’expliquer. Le MBSR est discuté au parlement britannique, adopté par quelques unes des plus grandes entreprises de la planète, pratiqué largement dans les hôpitaux (et pas seulement en psychiatrie) et de plus en plus comme une thérapie efficace contre la dépression.
Jon Kabbat-Zin explique que le MBSR  consiste à faire attention d’une façon particulière : sur l’objectif de ce que l’on fait, en étant totalement présent, et sans jugement. Par exemple, trop souvent nous nous condamnons pour certaines pensées qui nous viennent. Dans le MBSR, on apprend à les observer comme un nuage qui passe, sans les juger. Dans les transports publics londoniens, lors une expérience avec des volontaires, les journées d’absence dues au stress, à l’anxiété et à la dépression chutèrent de 70% et l’absentéisme pour des causes médicales, toutes causes confondues, de 50%.
L’impact du MBSR a été notée sur la structure du cerveau et même l’ADN.
D’excellents cours sont offerts en suisse romande : voir www.ressource-mindfulness.ch

Dans son ouvrage étonnant, L’homme qui murmurait aux éléphants, (ce livre se lit comme un polar, tellement il est passionnant), Lawrence Anthony raconte son épopée comme propriétaire d’une réserve d’animaux sauvages en Afrique du Sud. A un moment, il apprit qu’un groupe d’éléphants sur une autre réserve avait été tellement malmené qu’ils étaient redevenus sauvages et allaient être abattus. Il se lance le défi de les récupérer. Non seulement il réussit son pari, mais il développa avec eux une relation de quasi connivence. En le lisant, on apprend des choses stupéfiantes sur la communication chez les éléphants. Par exemple que ces derniers peuvent communiquer à travers toute la largeur du continent par des vrombissements qu’émettent leurs estomacs.
Pendant la guerre du Soudan, les éléphants dans le Sud du pays émigrèrent au Kenya voisin, tellement leur survie était menacée. Deux jours après la signature du traité de paix à des milliers de kilomètres de là, ils rentrèrent au pays. Qui les avaient informés, et comment ? Mais le plus renversant est que lorsque Lawrence est décédé l’automne passé, tout le groupe d’éléphants vint se tenir en silence, pendant deux jours, sans manger, devant sa maison, en signe de deuil. Qui les avait informés ? Et comment ?
Un des quasi dogmes de la zoologie depuis sa fondation était que les animaux n’ont pas de conscience, qui est une qualité réservée aux seuls humains. De plus en plus, des expériences avec des dauphins, des chevaux, sans parler des chiens et bien d’autres animaux remettent en question ces jugements hâtifs et anthropomorphiques.
Et si toute la nature, quelque part, était douée de conscience ?

A ce jour, 250 cités à travers le monde se sont décidées à entreprendre une marche contre Monsanto, le plus grand géant mondial de l’agrochimie. C’est la première fois dans l’histoire qu’autant de localités se décident à entreprendre une action commune contre une même entreprise. (Voir ici).Et en Hongrie, un des rares pays de l’Union Européenne à avoir banni totalement l’utilisation des semences, le ministre du Développement Rural Lujor Bognar a annoncé la découverte de centaines d’hectares de maïs transgénique semés de bonne foi par des paysans qui n’avaient aucune idée qu’ils semaient du maïs OGM, récoltes qui ont été entièrement détruites, parfois par les paysans eux-mêmes (Source: Trive).

Nous vivons sans le réaliser une des plus grandes révolutions de l'histoire humaine: la communication instantanée à l'échelle de la planète. Si les banques et les polices s'en servent pour tenter de resserrer l'étau du contrôle, nous les citoyens épris d'un monde qui marche pour tous, nous nous en servons pour mettre en place les bases de de qui sera sans doute la plus grande transformation vécue par notre race sur terre: la mise en place d'un monde qui marche pour tous.

L'élévation du niveau de conscience est littéralement perceptible pour ceux qui sont branchés sur internet depuis ses débuts, même s'il n'existe aucun instrument de mesure pour le détecter. On le sent intuitivement dans l'énergie de la planète, dans de petites remarques anodines mais combien révélatrices dans le quotidien, dans des comportements qui se modifient imperceptiblement mais sûrement.

Le système va certainement se rebiffer et nous allons peut-être devoir passer à travers quelques tsunamis très rudes, notamment au niveau de l'environnement, car le temps presse. (Et le milliard de personnes qui vivent avec $ 2.00 par jour le vivent quotidiennement). Chacun-e de nous est concerné. Chacun-e de nous peut apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle. Car comme le dit un proverbe arabe: Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse.

Moyen ou excuse? Chacun-e de nous vit ce choix moment après moment. Quelle merveilleuse liberté est la nôtre!

L’Union Européenne vient de donner le feu vert à 11 pays pour appliquer la Taxe de Transaction Financière (TTF) dite taxe « Robin des Bois » (ex-Taxe Tobin). Décrite par l’UE comme « Une étape majeure dans l’histoire de la taxation » cette taxe a le potentiel de rapporter plus de 44 milliards de CHF sur la base d’une taxe minuscule – à peine une piqûre de moustique – sur les transactions financières. « Nous sommes enchantés qu’en Europe au moins, l’intérêt public l’a emporté sur les profits d’une petite minorité » a déclaré David Hillman de la branche britannique de la campagne.
Imaginons ce qui pourrait se passer en Europe si une partie de cette taxe était utilisée à la formation des migrants sans papiers du Tiers Monde!

Vidéo: les ateliers

minivideo
Cliquer pour voir la vidéo

Lettre d'info

Ateliers

Poursuivre sa recherche de vie, trouver ou renforcer son ancrage intérieur, se recentrer...
> Présentation des ateliers
> Lien vers agenda

Entretiens

Conseil ou véritable écoute, dans un espace de liberté totale:
> Entretiens individuels

Cérémonies

entretiensiconDésirez-vous une cérémonie de mariage, des obsèques, un accueil d'enfant AUTREMENT?
Pour en savoir plus: Cérémonies

L'Art de Bénir

Au réveil, bénissez votre journée, car elle déborde déjà d’une abondance de biens que vos bénédictions font apparaître (...)
Lire la suite

Ouvrages de Pierre Pradervand

Pierre est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parus en 13 langues. Découvrez les sur cette page.

Témoignages

Des participants à nos ateliers nous ont offert quelques témoignages touchants, à découvrir sur cette page

Contact

Vivre Autrement de Pierre Pradervand
Tél. +41 (0)22 784 15 71
ou +41 (0)79 360 30 61
Envoyer un e-mail à Pierre