blogdec20Non, soyons plus modestes : celle de notre planète !

Il semble de plus en plus que cela fonctionne au niveau collectif comme au niveau individuel : soit nous apprenons par la souffrance et/ou nos erreurs, soit par ce qu’on peut appeler la sagesse.

Ainsi en est-il de la crise par laquelle nous passons actuellement. Allons-nous collectivement apprendre la leçon merveilleuse - même si elle est également dure - que l’univers nous force à apprendre, ou allons-nous retomber dans nos vieux réflexes collectifs (même s’ils sont légèrement amendés,) de consommation effrénée ? Si nous n’apprenons pas rapidement, la secousse suivante risque d’être infiniment plus corsée. Car si l’environnement se met sérieusement au travail pour nous corriger, la crise du Covid apparaîtra en comparaison comme une gentille course d’école où on a été simplement privé du pique-nique de midi.

Nous avons construit toute une civilisation sur l’hyper-consommation. L’achat est devenu un des actes fondamentaux de tout citoyen. De cette façon, nous avons construit une économie qui à long terme signifie vraiment la mort de notre système par hypertrophie.

Or, actuellement, quand des responsables économiques de haut niveau disent en public (comme ce matin à la radio Suisse-romande), « un troisième confinement signifie la mort de l’économie » ils ont peut-être raison. Alors faut-il refuser un troisième confinement, dut-il être médicalement nécessaire, ou accepter qu’un modèle économique invivable à long terme est au bout du rouleau ?

Pourtant il y a fort longtemps, que, comme disent nos amis anglophones, « the handwriting is on the wall » les signes avant coureurs sont plus que visibles. En 1984 déjà, j’ai donné un cours d’été à des enseignants valaisans sur le thème « Vivre Autrement » (qui devint huit ans plus tard le nom générique de mes stages), tellement il était déjà claire à cette période que nous allions droit dans un mur. J’ai récidivé en 1994 avec mon premier livre publié chez  Jouvence « Découvrir les vraies richesses - pistes pour vivre plus simplement. »

La balle est vraiment dans notre camp - le camp de chacun.e de nous - comme citoyen.ne.s du monde. Et je peux commencer à agir en modulant ma consommation non sur les cris stridents des vendeurs du Black Friday et de tous ceux qui veulent nous convaincre que tel ou tel produit est indispensable à notre satisfaction, notre bonheur, notre stand social, notre bien-être, que sais-je, mais sur ce que je sais au fond de moi être mes vrais besoins et le chemin de vie et les objectifs que je poursuis.

La règle du 3,5 pour cent

GandhiEn 1986, des millions de Philippins sont descendus dans les rues pour manifester paisiblement contre le régime archi corrompu et autocratique de président Marcos dont les concitoyens les plus pauvres croupissaient dans de sordides bidonvilles, et cela dans un pays aux immenses ressources naturelles. Après quatre jours, Marcos capitulait. En 2003, le peuple de la Géorgie mit le président Eduard Shevardnadze à la porte grâce à la Révolution des Roses au cours de laquelle des milliers de protestataires ont pris d’assaut le parlement avec des roses dans leurs mains. L’an passé, au Soudan et en Algérie les présidents ont tous les deux choisi de quitter la présidence après des décennies au pouvoir grâce à des campagnes de manifestations populaires non violentes. Dans chaque cas, la résistance civile de milliers de citoyens comme vous et moi ont triomphé d’élites politiques qui se croyaient intouchables dans leur pouvoir et leurs confortables privilèges.

Il y a bien sûr de nombreuses raisons éthiques de privilégier des approches non violentes au changement. Mais des recherches extrêmement fouillées d’Erica Chenoweth de l’université de Harvard aux USA confirment que la désobéissance civile n’est pas seulement un choix moral, c’est aussi la démarche le plus efficace pour aboutir au changement. Après avoir examiné des centaines de campagnes dans le siècle écoulé, Chenoweth a découvert qu’il suffisait que 3,5% de la population participe activement dans les mouvements de protestation pour assurer un changement politique important. En général, les manifestations non violentes avaient réussi plus de la moitié du temps (53%) contre un quart seulement (26%) pour les mouvements violents. Parmi les 25 plus grands mouvements de protestation étudiés, 20 étaient non violents et 14 des succès incontestables. De plus, les campagnes non violentes attiraient en moyenne  quatre fois plus de participant.e. s (200'000) que les mouvements violents (50'000). 

Et rappelons-nous que le père de la non violence utilisée comme outil politique moderne, Gandhi, dont la presse britannique se moquait comme ce petit homme à moitié nu, a réussi à faire capituler le plus grand empire que l’histoire ai jamais connu, l’Empire Britannique.

(Source : BBC News, 13/5/19, sauf pour le dernier paragraphe.)

 

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Quel puissant message d’espoir qu’apporte le COVID 19 en amenant même certains des défenseurs les plus acharnés du système économique dominant à se poser des questions sur un système qui révèle son immense fragilité. 

Car après tout n’est-il pas incroyable qu’un microscopique virus mette à genoux en quelques semaines le système économique le plus puissant que la planète ait jamais connu ?

Mais la bataille du bon sens contre l’égoïsme outrancier du système a à peine commencé. De puissants représentants de ce dernier croient encore qu’il pourrait - et devrait - être sauvé. Même nos gouvernements parlent de renouer avec la croissance. Il n’y a rien de mauvais dans la croissance en tant que telle - elle est même à imiter sans limite s’il s’agit de la croissance de la compassion ou de la sagesse. Mais la croissance peut aussi être totalement maladive, comme la croissance d’une tumeur cancéreuse telle que celle engendrée par un système économique qui n’a d’autre objectif que l’accroissement maximum du profit dans un minimum de temps pour une minuscule minorité (environ 130 multi-milliardaires concentrent une fortune équivalente aux revenus de 40% des plus pauvres de la planète). Une telle croissance ne peut qu’engendrer le désastre - et le désastre est déjà total depuis bien plus d’une génération pour les 40% mentionnés. Alors que pouvons-nous faire, vous et moi ? C’est là LA question qui nous concerne tous. 

busdriverIl y a quelques années, j’ai découvert avec émerveillement une nouvelle forme de magie : exprimer son appréciation aux autres pour quelque chose qu’ils avaient réalisé. Et la vie moderne nous offre à chacun.e mille occasions différentes de manifester cette magie.

Un petit exemple : j’habite dans une commune qui fait un effort exceptionnel pour décorer les lieux publics. Les fleurs multicolores sont partout et c’est fait avec un art consommé.  Quelle joie de voir le visage d’un cantonnier ou jardinier de la commune s’illuminer quand je le félicite pour ce que lui et ses collègues réalisent. Et j’en remets ! Car où que l’on se tourne, le regard tombe sur des fleurs ou plantes vertes arrangées avec un immense goût.  C’est devenu presque un nouveau sport pour moi. 

Pourquoi pas remercier cette caissière pour son sourire radieux, où le chauffeur de bus pour sa dextérité à conduite son immense engin… et être accueilli par un «ça alors, personne ne m’a jamais dit cela » ou un commentaire similaire qui soulignent combien nous prenons comme allant de soi ce qui implique très souvent un immense investissement personnel en effort, patience, intelligence, parfois courage, endurance et tant d’autres qualités.

blogmai20Nous connaissons tellement peu sur l’origine des produits que nous consommons quotidiennement, et pour cause : ils proviennent de pratiquement tous les pays du monde. Impossible de connaître les conditions de production à moins qu’un label ne les garantisse … et encore. Alors quand un site comme l’excellent site français www.notre-planète.info nous informe sur les conditions de production de la mode, on ne peut que dire merci – et surtout rectifier le tir.

Selon cette source (de laquelle nous tirons les informations qui suivent) l’industrie de la mode est d’abord une des plus polluantes au monde. Entre l’utilisation de produits chimiques pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage effarant de ressources pour nous vendre des vêtements dont nous n’avons souvent absolument pas besoin, les distances parcourues par certains vêtements (un jean peut parcourir 65’000km, soit une fois et demie le tour du monde, du champ de coton à la boutique !) la pollution des eaux (la teinture est le 2è pollueur d’eau dans le monde) … c’est une véritable catastrophe écologique. Ainsi à chaque lavage, les fibres synthétiques rejettent des microparticules de plastique (estimées à 500'000 tonnes qui terminent dans les océans  … ou nos corps.)

Moins de 1% de nos vêtements sont recyclés, et peu d’industries sont aussi habiles pour nous vendre des produits dont nous n’avons la plupart du temps pas le moindre besoin que l’industrie de la mode : nouvelles collections saisonnières, soldes en promotion, lesquelles périodes de soldes sont annoncées comme une naissance dans un couple royal, prix rabotés … Tous les trucs éculés du marketing sont bons … parce qu’ils marchent !

Le pire de tout est que ces vêtements sont produits dans des pays surtout asiatiques dans des conditions qui constituent indéniablement un esclavage moderne: salaires de misère qui permettent à peine de survivre, enfants de 6 ans qui travaillent 64 heures par semaine, voire déjà à 4 ans accroupis par terre à tisser de la laine.

Les conditions de travail des ouvrières ne sont guère meilleures.

MAIS ALORS QUE FAIRE ?

Il y a beaucoup qu’une personne consciente et décidée peut faire, comme par exemple :

  1. Eviter les achats compulsifs (qui découlent souvent d’un manque d’estime de soi, d’une insécurité intérieure, etc)
  2. Acheter d’occasion plutôt que neuf
  3. Recycler ce qui ne peut plus se porter
  4. Acheter dans des entreprises qui s’engagent pour une production plus respectueuse de l’environnement (mais il faut reconnaître que leurs produits sont souvent chers)
  5. Avant tout travailler …. sur l’image de soi. Depuis 30 ans je travaille comme volontaire dans une fondation dont le directrice est une des personnes que je respecte le plus au monde à cause d’une cohérence de vie que j’ai rarement rencontrée. Elle est toujours impeccablement habillée … avec des habits qui ont 20, 30 ans et plus. Elle me montrait même l’autre jour une cape qu’elle portait en loden bavarois et disait en riant, « Cela fait 40ans que je la porte ». (Comme une reine j’ajouterais).

Un merveilleux proverbe arabe dit: »Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse ». Toute personne motivée et ayant accès à un portable peut d’une part s’informer – car sur cette question on trouve absolument tout sur internet – et surtout, si vous faites trop souvent des achats compulsifs, vous pouvez chercher à comprendre les racines intérieures qui vous poussent à faire ces achats. Et agir en conséquence.

blogfev2020Un dicton journalistique anglo-saxon dit  «Si le sang coule, cela vend». Eh bien, si l’état du monde reflété par les médias vous déprime, laissez-moi vous donner une ultra bonne nouvelle: selon le New York Times, considéré comme le meilleur journal américain, l’année 2019 a été une des meilleures de toute l’histoire humaine! (Oui, j’entends bien 50 rédacteurs en chef  - pratiquement tous des hommes - s’égosiller: Alors là, Prader, vous êtes mûr pour l’asile d’aliénés). Par exemple, depuis 10 ans, les journaux auraient pu avoir en entête de première page tous les jours, «Aujourd’hui, 170’000 personnes dans le monde sont sorties de la pauvreté extrême». Tous les jours. Pendant 10 ans.

Depuis que les premiers humains ont émergé il y a près de 200’000 ans, l’année 2019 est probablement l’année où les enfants avaient la plus petite probabilité de mourir, les adultes certainement la plus petite probabilité d’être analphabètes et les gens avaient la plus petite probabilité de souffrir de maladies terribles qui les défiguraient (comme la lèpre par exemple). Une des plus grandes tragédies individuelles est sans doute de perdre un enfant.

Historiquement, presque la moitié des êtres humains mourraient avant l’âge de 15 ans. (La grand-mère de mon épouse perdit plus de la moitié (5) de ses enfants et ma propre grand-mère le tiers). En 1950 encore, 27 % de tous les enfants mourraient avant l’âge de 15 ans. Actuellement ce chiffre est de 4%.

Dans le domaine de la chirurgie,  nous voyons de vrais miracles - il n’y a pas d’autre mot - où l’impossible devient possible, avec par exemple la reconstitution de visages totalement déformés et grotesques retrouver une forme humaine, sans parler de transferts d’organes sains d’un mourant à ne personne malade - et mille autre interventions qui il y a seulement 50 ans étaient vus comme relevant de la science fiction pure.

Dans d’autres domaines sociaux, nous voyons se mettre en place des mécanismes d’autocorrection remarquables dont nous profitons tous, comme les médecines alternatives souvent si efficaces qui remplacent de plus en plus une médecine officielle totalement téléguidée par l’industrie pharmaceutique.

L’informatique et les portables ont complètement bouleversé le monde - pour le meilleur et le pire (mais il ne dépend que de nous d’éliminer le pire comme le «dark net») et aujourd’hui, de presque n’importe quelle partie du globe, ont peut accéder à pratiquement toutes les informations publiquement disponibles. Il faut avoir vécu dans le monde d’avant et juste après guerre pour savoir à quel point ceci n’était même pas imaginable comme science fiction!

En fin de compte, chacun-e de nous crée sa propre réalité, et dix lectrices ou lecteurs de ce blog choisis au hasard produiraient sur ce même thème dix blogs différents. Car la plupart du temps, nous «sommes pensés» et formatés totalement à notre insu par notre entourage, la culture, les conventions, etc. L’intention de ce blog n’est pas tant de faire une liste de ce qui marche bien dans le monde (la mienne couvrirait des pages entières) que de souligner que chacu peut de nous crée minute après minute sa propre réalité. Et la méditation que devenir une source aussi valable sur la «réalité» (c’est quoi, la réalité?) que les meilleurs médias. (Elle l’est pour moi).

Conclusion: notre bonheur dépend essentiellement de notre vision de la réalité et du monde qui nous entoure.

«La» vraie réalité. n’existe pas - au niveau matériel en tout cas.  Alors pourquoi ne pas viser une vision du monde qui contribue à un mieux-être personnel profond tout en contribuant à construire  ce monde gagnant-gagnant qui marche pour tous  et qui est notre condition de survie sur cette planète.

PS: le 25 avril nous offrons à Lausanne un stage sur le thème: «Comment je crée ma propre réalité». 

how you can celebrate world interfaith harmony week orig

Byron Kathie, une des plus grandes personnalités mondiales dans le domaine du développement personnel (qui a aussi une dimension spirituelle remarquable) a exprimé l’avis que le problème numéro un de la planète n’est pas la pauvreté et la faim, les tensions politiques, voire la situation écologique, aussi dramatique soit-elle, mais ... la confusion.

En effet, avec l’effondrement des autorités dans tant de domaines, que ce soit la religion, l’éducation, la médecine et tant d’autres (due en grande partie à l’internet qui met une infinité de points de vue, d’opinions et d’informations si souvent contradictoires à la portée de chacun) on ne sait plus à quel saint se vouer. C’est vraiment la grande confusion. Et aucune chance que la science amène la moindre clarté, car comme le disait en 1979 un grand scientifique suisse, Jean-Claude Etter, « En science, la vérité d’aujourd’hui est l’erreur de demain. »

Pourtant, cette confusion a une dimension spirituelle très positive, car elle nous pousse à voir que la vraie réalité n’est pas au niveau matériel. Comme le disait Rumi, un des plus grands poètes de l’humanité : « Ceci n’est pas la vraie réalité. La réalité est derrière le rideau », le rideau des apparences matérielles.

Alors où trouver la clarté? Où trouver la paix profonde dans un monde de confusion constante? Il semble évident que cela ne peut être qu’au niveau spirituel. Chacun peut trouver à ce niveau un fil conducteur, le fil d’Ariane magique qui le guidera à travers la confusion apparente d’un monde qui ne sait pas où il va mais s’empresse d’y aller de plus en plus vite, un fil qui orientera ses pensées, ses, ses paroles et ses actes dans absolument toutes les situations. 

Prenons à titre d’exemple un fil que, depuis la nuit des temps, d’innombrables personnes de tous les milieux sociaux ont trouvé irremplaçable, est la compassion. C’est un guide absolument infaillible dans toutes les situations, y compris la confusion la plus extrême : ma pensée, (ma parole, mes actes) dans cette situation procèdent-elles de la compassion?

Et si vous faisiez de cette vision votre résolution pour 2020: faire de la compassion votre guide dans absolument toutes les situations, pour toutes vos pensées et vos paroles? 

Comme le disait un homme qui vécut ceci toute sa vie, le Dr. Albert Schweizer: « jusqu’à ce qu’il étende son cercle de compassion à tous ce qui vit, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix ». 

 

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Voilà un mot qui fait presque peur dans la société de surabondance matérielle (et dénuement psychologique et spirituel) qui est la nôtre. Pourtant le mot signifie « simplicité de vie » et personnellement je vis une telle frugalité depuis plus de 50 ans avec un immense bonheur : pas de voiture ni de télévision, un désintérêt complet pour la mode et une indifférence totale aux suggestions d’achat d’une publicité qui a pris nos vies en otage. Et, en prime, un bonheur profond, ce bonheur qui découle d’une vie centrée sur les vraies valeurs et le service. 

Nico Paech est considéré comme l’économiste star du mouvement dit de post croissance et ses recherches portent sur la façon dont pourrait fonctionner une société sans croissance matérielle (Voir son livre : Se libérer du superflu). Dans un récent interview, il disait « moins vous consommez, plus cela vous rend heureux. Ici en Europe,  nous consommons plus que ce qui nous fait du bien. Nous avons non seulement dépassé les limites écologiques, mais aussi psychologiques de la croissance. » N’y a-t-il pas une certaine ironie dans le fait que Noël, qui à l’origine fêtait un des grands avatars de l’humanité qui vécut dans une frugalité totale toute sa vie, est devenu l’occasion de la plus grande orgie d’achats de l’année ?

Mais il y a aussi une dimension collective à ce problème, c’est que nous consommons infiniment plus que la capacité écologique de la terre peut supporter. Nous avons dépassé de loin ce qu’on appelle « l’empreinte écologique » de chacun, un chiffre qui mesure ce que chacun peut consommer sans nuire à la planète, chiffre qui est peut-être le concept écologique le plus important qui existe. Si vous ne le connaissez pas, allez vite sur internet pour une définition. (Voyez par exemple :www.planete-sciences.org/enviro/archives rnste6/conferenc…)

Et si vous faisiez de Noël l’occasion d’un immense cadeau à la planète (et à vous-même  et toute l’humanité en conséquence) à savoir réduire votre empreinte écologique ?

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Nous vivons dans un monde étonnant, passionnant par certains côtés, difficile à vivre par d’autres. Dans cette dernière catégorie on peut classer les informations les plus contradictoires qui nous assaillent de tous les côtés, dans tous les domaines.

Un exemple est celui de la nutrition, où on trouve tout, des sectarismes les plus énormes aux informations scientifiques rigoureuses. Je n’ai trouvé aucune personne qui ait trouvé une méthode pour s’orienter clairement dans la jungle des opinions en nutrition et alimentation pour les simples pékins que sont sans doute la plupart des lectrices/teurs de ce blog (à commencer par moi-même). Ainsi nous avons déjà fait mention dans ces colonnes de l’Institut Hippocrates de Floride, dont le directeur donne prochainement une conférence et un stage à Genève (voir ci-dessous), et qui promeut une alimentation vivante ou également dite à haute vitalité car amenant tous les micronutriments dont notre corps a besoin au quotidien. Cette alimentation est très simple et pleine de bon sens, constituée de fruits et légumes bios, d’une forte proportion de graines germées, de jus d’herbe de blé frais, d’algues alimentaires et d’oléagineux pré-germés et dont je pense adopter certaines pratiques. (Pendant 15 ans, je me suis nourri à midi exclusivement de graines germées de tournesol dans du yoghourt avec du miel - sans consulter aucune source « officielle » ou spécialisée et cela m’a merveilleusement réussi). L’Institut permet à tout un chacun de se détoxifier de nos mauvaises habitudes alimentaires, de redonner de l’énergie vitale dans nos organes et système immunitaire. Et lorsque vous prenez ainsi soin de votre corps, l’Institut a vu des effets bénéfiques sur la santé des gens souffrant d’obésité, de diabète, de stress, et même de  nombreuses maladies graves dont le cancer.

Mais l’excellente et sérieuse lettre internet de Xavier Bazin (pour vous abonner : sante-corps-esprit.com ) du 29 septembre parle d’un régime carné à 100% qui a guéri des cas considérés comme incurables par la médecine officielle (diabète de type 1 par exemple). Même des médecins de haut niveau s’y sont mis pour se guérir eux-mêmes, comme le Dr. Shawn Baker, chirurgien orthopédique et grand sportif, et qui a même publié un livre, Le régime carnivore, pour vanter les mérites de ce régime par lequel il s’est guéri. Personnellement, la mention même d’un tel régime fait frémir le végétarien souple que je suis mais je pense que c’est le devoir d’un blog Vivre Autrement comme celui-ci d’informer les lecteurs de façon aussi équilibrée que possible de comment justement …  vivre autrement » !

Chacun-e fera son libre choix. Toutefois je recommande de prendre des décisions en pleine conscience, en tenant compte du respect de notre planète.

viandeNous vivons un monde où la notion même d’autorité est secouée dans ses bases : l’autorité des églises, qui était quasi totale pendant des siècles, s’est presque totalement écroulée. Quand j’étais enfant, personne ne songeait à questionner un instant l’autorité du médecin de famille ou de n’importe quel spécialiste. Aujourd’hui, l’explosion des médecines alternatives remet totalement en question la médecine « officielle ». Et il en va de même dans tant d’autres domaines.

Alors, de plus en plus, chacune et chacun d’entre nous va devoir devenir l’autorité centrale pour sa vie dans la plupart des domaines, ce qui signifie accepter la responsabilité ultime de nos actions. Ce n’est pas toujours une position confortable, mais c’est la condition pour devenir vraiment adulte.

J’y vais et vous ?

  • 11 octobre 19h-21h30, UNIMAIL 40, Bl. du Pont d’Arve, Genève, Conférence-Débat, « Alimentation plus saine et vivante », Panel des principaux acteurs de Suisse-romande avec Brian and Anne-Marie Clemens de l’Institut Hippocrate.
  • 12 octobre, La Cénacle, 12, Promenade Charles Martin, Genève, Atelier de l’Institut Hippocrate
  • 13 octobre, Le Cénacle, 14-16h.30 « Pourquoi et comment augmenter la part du cru dans notre alimentation, Carole Dougoud et Wendy Glaus.

Pour rassembler les flexitariens, carnivores, végétariens et végans de Genève autour d’une incroyable saveur gustative, j’appelle tous les amateurs de bons fromages à découvrir  la crémerie végane de Genève, avec des produits d’excellente qualité qui se conservent longtemps et miment merveilleusement les meilleurs fromage sans aucun produit laitier au 9, Rue de la Ferme.

 

how you can celebrate world interfaith harmony week orig

Internet est entre autres peut-être le plus extraordinaire moyen pour rapprocher les humains que l’histoire ai produit à ce jour. Toute personne qui le souhaite peut y découvrir quotidiennement mille façons de penser et d’agir différents dans tous les domaines de l’existence. Et cela est également vrai de la spiritualité. Ajoutez à cet outil unique la possibilité de sauter dans un avion qui va vous transporter aux extrémités de la terre voir, toucher, ressentir vos découvertes «théoriques» et le tour est joué.

Les religions et spiritualités traditionnelles, basées très fortement sur une autorité hiérarchique et l’obédience formelle à des traditions léguées depuis des siècles et pratiquées en groupe font de plus en plus place à une spiritualité souvent beaucoup plus vivante qui touche le pratiquant avant tout au niveau du cœur. 

Une grande âme inspirée (si une lectrice ou un lecteur connaît son identité, merci de me la communiquer) a une fois dit:

«La bonté n’a pas d’Eglise 
La paix n’a pas de religion,
La compassion n’a pas de temple,
L’amour n’a pas de frontières »

Pour moi, je pourrais die que c’est un résumé succinct de certaines de mes convictions les plus profondes. Le monde ne va jamais s’unir autour de dogmes et de théologies, mais autour d’une foi vivante qui s’incarne dans le quotidien, qui se vit dans chaque rencontre - que ce soit autant avec la nature que les humains. Ce ne sont plus les étiquettes qui comptent mais uniquement les actes. Comme le vit depuis tant d’années mon ami Roger McGowen, 33 ans de prison (dont 25 dans le couloir de la mort du Texas,) pour un crime dont on sait qu’il est innocent,  

« L’amour n’est qu’à une pensée de distance.
Il ne peut jamais s’épuiser.
Rappelle-toi de l’utiliser souvent ».

C’est là l’essence de toute spiritualité, et de la spiritualité universelle de demain. Et c’est un détenu et ancien condamné à mort qui le démontre quotidiennement dans une des pires prisons du Texas, pas une éminence spirituelle qui l’enseigne du haut d’une chaire.

A vos agendas!

Homme fier - Homme réconcilié" du 10 au 14 août 2019

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Journée internationale du pardon

Plus j’avance dans mes activités et stages de développement personnel (ce sera bientôt 30 ans), plus le thème du pardon revient sans cesse. C’est pour cela que je vous invite à noter la date de cette soirée importante sur le pardon à Genève en septembre avec des personnalités connues de haute qualité comme le Dr. L. Laskow ou Meena Compagnon. 

Dernières nouvelles : Olivier Clerc vient de nous communiquer qu’il participera à cette soirée avec une présentation intitulée « Guérir le coeur de l’humanité » et qu’il dirigera une méditation sur le thème du pardon en fin de soirée.

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L’excellent quotidien romand Le Temps publiait le 21 février un appel de chercheurs scientifiques français et suisses de haut niveau qui disaient entre autres : «Le péril ne cesse de croître … Jamais en effet l’abîme n’a été si béant entre ceux qui tiennent le manche , décident de l’orientation à prendre et ceux qui souffriront de l’obstination des premiers à ne pas voir l’effritement physique et biologique du monde autour d’eux.» 

Mon périodique préféré au monde, le journal américain YES, révèle des chiffres explosifs sur l’immensité des migrations qui vont probablement avoir lieu avec la détérioration des conditions climatiques. L’Organisation Internationale des Migrations, très prudente dans son évaluation, estime que 200 millions (oui, millions) de personnes pourraient migrer de force à cause de cette détérioration. Un éminent expert de l’Université de Columbia, Michael Gerrard, disait : «La situation horrifiante de l’Europe est une fraction de ce qui va se produire avec le changement climatique». Gerrard a émis l’opinion intéressante que les pays occidentaux devraient accueillir une proportion de réfugiés identique à la proportion des gazes à effet de serre qu’ils ont émis depuis 1850. Pour l’Union Européenne, cela ferait 25% des émissions de dioxide de carbone (USA : 27%).  25% de 200 millions… cela ferait 50 millions de nos frères et sœurs du Sud à accueillir en Europe - de préférence à bras ouverts !!!

Sommes-nous prêts ? Suis-je prêt ? 

blog3mai19

Dans  son excellente lettre circulaire Santé-Corps-Esprit d’Hervé Bazin du 12 janvier, ce dernier donne des chiffres étonnants sur les grèves de différents corps de métier et leur impact. En 1923, à Melbourne, les policiers se mettent en grève. Des milliers de pillages se produisent et le gouvernement doit engager de simples citoyens pour tenter tant bien que mal (plutôt mal que bien) de pallier à l’absence policière. Idem à Montréal en 1969 avec la police municipale, les vols ont été multipliés par quatre et de nombreux commerces pillés.

En juin 2017, 27'000 infirmières se mettent en grève au Kenya pour protester des conditions de travail catastrophiques. Résultat : des morts inutiles en série.

Et une recherche menée par l’université de Cornell aux USA a montré une augmentation de la mortalité de 20% pendant diverses grèves d’infirmières sur une longue période.

Par contre, lors d’une grève des médecins de trois mois en 1999 en Israël, la mortalité a baissé de… PLUS DE LA MOITIE (55%)

D’autres études menées dans d’autres pays comme les Etats-Unis aboutissent à des résultats similaires.

Chacun en tirera les conclusions qu’il veut et les chercheurs de la dernière recherche susmentionnées s’arrachaient les cheveux pour tâcher de comprendre ce qui se passe. Bazin cite Voltaire qui disait que «  l’art de la médecine consiste à distraire le patient pendant que la nature le guérit ». Personnellement, je pense que l’explication est d’ordre psychosomatique : je ne vais pas me laisser mourir si mon médecin n’est pas là pour m’aider dans la transition.

La réponse ultime est de se passer de médecin, ce que permet souvent la guérison spirituelle. Notre dernier stage sur ce thème a eu un tel succès que nous allons en refaire un autre en fin d’année.

La respiration du cœur

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Dans ce monde d’accélération constante ou tant de personnes vivent constamment dans l’anticipation de la prochaine activité, une des pratiques les plus précieuses est d’apprendre à faire des pauses. Si cette pause peut être reliée à l’activité du corps, il y a de bonnes chances qu’elle sera encore plus efficace.

On a remarqué qu’en synchronisant calmement la respiration avec les battements du cœur, cela conduisait très rapidement à plus de calme et de sérénité. Et on a découvert que le rythme 4 x 6 est particulièrement propice à cet apaisement. Si en plus on ajoute à cette pratique deux phrases très brèves de quatre et six syllables, l’effet d’apaisement est encore démultiplié.

Alors voici un petit exercice que vous pouvez faire n’importe où, n’importe quand. Et si vous pouvez le faire à des intervalles réguliers, c’est l’idéal.

Les mots que vous choisissez doivent correspondre à quelque chose qui a un sens profond pour vous.

Voici deux phrases type :

A l’inspiration : Je suis a-mour
A l’expiration : To-ta-le-ment a-mour 

Ou encore

A l’inspiration : Je suis la paix
A l’expiration :  La vraie paix seu-le-ment

Si en plus de cela vous pouvez poser votre main sur le cœur, c’est l’idéal. Mais on ne peut pas faire ce geste partout (par exemple dans un bureau avec d’autres collègues). Alors suivez votre intuition.

Idéalement, il serait souhaitable de le faire un minimum de 3-4 minutes pour que cela commence à produire un effet, mais vous trouverez votre rythme et votre façon de le faire. Et si vous êtes enseignant-e, pourquoi ne pas l’apprendre à vos élèves ?

Alors bonne route dans la joie !

 

vablogjan19 1Etes-vous prêt-e à vous faire un cadeau vraiment rare et précieux, irremplaçable même? Ce cadeau consisterait à vous observer constamment sans aucun jugement de vous-même et cela quoi que vous pensiez ou fassiez - même si vous considérez que la pensée ou l’action en question représente une immense bourde, voire une faute impardonnable ?

Combien d’entre nous sommes durs avec nous-mêmes - souvent plus sévères que nous ne le serions avec qui que ce soit ! Et c’est un comportement qui a souvent des racines lointaines, voire dans l’enfance, une sorte de réaction de Pavlov que nous pensons (à tort) ne pas pouvoir contrôler.

L’alternative. Commencez par la prémisse qu’à chaque instant de votre existence, vous êtes à votre plus haut niveau de conscience, que vous avez toujours fait de votre mieux avec les moyens, la vision ou l’inspiration qui étaient les vôtres sur le moment, et cela sans exception.  Car il existe une façon d’être responsable de ses actions et d’apprendre de nos erreurs sans une trace d’auto-condamnation ou de jugement de soi.

Etes-vous prêt-e à vous aimer suffisamment pour vous faire ce cadeau ? D’avoir pour vous-même cette immense et inconditionnelle tendresse qui est toujours prête à passer l’éponge sans tomber dans le piège de l’indulgence facile. 

Et quand vous maîtriserez cet art avec humour et sérénité, peut-être pourrez-vous commencer à observer les autres avec autant de grâce et de compassion.

Et si cela devenait votre résolution pour 2019 ?
(Inspiré d’un texte de Sandy Wilder du Unlearning Institute du 7/10/18)

Un conte de Noël un peu spécial pour enfants 

J’ai composé ce conte pour ma petite fille d’origine népalaise Samsara Menuka. Bien que composé à l’intention des plus petits, il semble être apprécié aussi par les adultes. Quoiqu’il qu’il ne parle pas spécifiquement de Noël, le thème de la lumière, qui est le centre de cette fête, est aussi celui du conte.

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Il y avait une fois un pays dont les habitants étaient des bougies.

Il y en avait de toutes les formes, sortes, tailles et apparences. Des bougies de mariage et d’enterrement, de grandes bougies fines et élancées comme des danseuses de ballet, d’autres courtaudes et fortes à la taille comme des nains de jardin. Des bougies aux couleurs brillantes, d’autres comme des arcs en ciel, d’autres toutes simples et blanches.

Et toutes ces bougies vivaient juste comme les êtres humains, elles dansaient, riaient, couraient, travaillaient, dormaient – et surtout, elles aimaient beaucoup s’amuser.

Certaines bougies étaient toujours disposées en cercle, d’autres en rangées comme de petits soldats. Les unes servaient dans des églises ou des temples, d’autres pour veiller un enfant avec de la fièvre ou pour éclairer des caves ou des galetas. Les unes rehaussaient de leur éclat des gâteaux d’anniversaire et le festin du roi, d’autres se contentaient modestement de réchauffer des plats ou éclairer une photo.

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