how you can celebrate world interfaith harmony week orig

Internet est entre autres peut-être le plus extraordinaire moyen pour rapprocher les humains que l’histoire ai produit à ce jour. Toute personne qui le souhaite peut y découvrir quotidiennement mille façons de penser et d’agir différents dans tous les domaines de l’existence. Et cela est également vrai de la spiritualité. Ajoutez à cet outil unique la possibilité de sauter dans un avion qui va vous transporter aux extrémités de la terre voir, toucher, ressentir vos découvertes «théoriques» et le tour est joué.

Les religions et spiritualités traditionnelles, basées très fortement sur une autorité hiérarchique et l’obédience formelle à des traditions léguées depuis des siècles et pratiquées en groupe font de plus en plus place à une spiritualité souvent beaucoup plus vivante qui touche le pratiquant avant tout au niveau du cœur. 

Une grande âme inspirée (si une lectrice ou un lecteur connaît son identité, merci de me la communiquer) a une fois dit:

«La bonté n’a pas d’Eglise 
La paix n’a pas de religion,
La compassion n’a pas de temple,
L’amour n’a pas de frontières »

Pour moi, je pourrais die que c’est un résumé succinct de certaines de mes convictions les plus profondes. Le monde ne va jamais s’unir autour de dogmes et de théologies, mais autour d’une foi vivante qui s’incarne dans le quotidien, qui se vit dans chaque rencontre - que ce soit autant avec la nature que les humains. Ce ne sont plus les étiquettes qui comptent mais uniquement les actes. Comme le vit depuis tant d’années mon ami Roger McGowen, 33 ans de prison (dont 25 dans le couloir de la mort du Texas,) pour un crime dont on sait qu’il est innocent,  

« L’amour n’est qu’à une pensée de distance.
Il ne peut jamais s’épuiser.
Rappelle-toi de l’utiliser souvent ».

C’est là l’essence de toute spiritualité, et de la spiritualité universelle de demain. Et c’est un détenu et ancien condamné à mort qui le démontre quotidiennement dans une des pires prisons du Texas, pas une éminence spirituelle qui l’enseigne du haut d’une chaire.

A vos agendas!

Homme fier - Homme réconcilié" du 10 au 14 août 2019

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Journée internationale du pardon

Plus j’avance dans mes activités et stages de développement personnel (ce sera bientôt 30 ans), plus le thème du pardon revient sans cesse. C’est pour cela que je vous invite à noter la date de cette soirée importante sur le pardon à Genève en septembre avec des personnalités connues de haute qualité comme le Dr. L. Laskow ou Meena Compagnon. 

Dernières nouvelles : Olivier Clerc vient de nous communiquer qu’il participera à cette soirée avec une présentation intitulée « Guérir le coeur de l’humanité » et qu’il dirigera une méditation sur le thème du pardon en fin de soirée.

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L’excellent quotidien romand Le Temps publiait le 21 février un appel de chercheurs scientifiques français et suisses de haut niveau qui disaient entre autres : «Le péril ne cesse de croître … Jamais en effet l’abîme n’a été si béant entre ceux qui tiennent le manche , décident de l’orientation à prendre et ceux qui souffriront de l’obstination des premiers à ne pas voir l’effritement physique et biologique du monde autour d’eux.» 

Mon périodique préféré au monde, le journal américain YES, révèle des chiffres explosifs sur l’immensité des migrations qui vont probablement avoir lieu avec la détérioration des conditions climatiques. L’Organisation Internationale des Migrations, très prudente dans son évaluation, estime que 200 millions (oui, millions) de personnes pourraient migrer de force à cause de cette détérioration. Un éminent expert de l’Université de Columbia, Michael Gerrard, disait : «La situation horrifiante de l’Europe est une fraction de ce qui va se produire avec le changement climatique». Gerrard a émis l’opinion intéressante que les pays occidentaux devraient accueillir une proportion de réfugiés identique à la proportion des gazes à effet de serre qu’ils ont émis depuis 1850. Pour l’Union Européenne, cela ferait 25% des émissions de dioxide de carbone (USA : 27%).  25% de 200 millions… cela ferait 50 millions de nos frères et sœurs du Sud à accueillir en Europe - de préférence à bras ouverts !!!

Sommes-nous prêts ? Suis-je prêt ? 

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Dans  son excellente lettre circulaire Santé-Corps-Esprit d’Hervé Bazin du 12 janvier, ce dernier donne des chiffres étonnants sur les grèves de différents corps de métier et leur impact. En 1923, à Melbourne, les policiers se mettent en grève. Des milliers de pillages se produisent et le gouvernement doit engager de simples citoyens pour tenter tant bien que mal (plutôt mal que bien) de pallier à l’absence policière. Idem à Montréal en 1969 avec la police municipale, les vols ont été multipliés par quatre et de nombreux commerces pillés.

En juin 2017, 27'000 infirmières se mettent en grève au Kenya pour protester des conditions de travail catastrophiques. Résultat : des morts inutiles en série.

Et une recherche menée par l’université de Cornell aux USA a montré une augmentation de la mortalité de 20% pendant diverses grèves d’infirmières sur une longue période.

Par contre, lors d’une grève des médecins de trois mois en 1999 en Israël, la mortalité a baissé de… PLUS DE LA MOITIE (55%)

D’autres études menées dans d’autres pays comme les Etats-Unis aboutissent à des résultats similaires.

Chacun en tirera les conclusions qu’il veut et les chercheurs de la dernière recherche susmentionnées s’arrachaient les cheveux pour tâcher de comprendre ce qui se passe. Bazin cite Voltaire qui disait que «  l’art de la médecine consiste à distraire le patient pendant que la nature le guérit ». Personnellement, je pense que l’explication est d’ordre psychosomatique : je ne vais pas me laisser mourir si mon médecin n’est pas là pour m’aider dans la transition.

La réponse ultime est de se passer de médecin, ce que permet souvent la guérison spirituelle. Notre dernier stage sur ce thème a eu un tel succès que nous allons en refaire un autre en fin d’année.

La respiration du cœur

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Dans ce monde d’accélération constante ou tant de personnes vivent constamment dans l’anticipation de la prochaine activité, une des pratiques les plus précieuses est d’apprendre à faire des pauses. Si cette pause peut être reliée à l’activité du corps, il y a de bonnes chances qu’elle sera encore plus efficace.

On a remarqué qu’en synchronisant calmement la respiration avec les battements du cœur, cela conduisait très rapidement à plus de calme et de sérénité. Et on a découvert que le rythme 4 x 6 est particulièrement propice à cet apaisement. Si en plus on ajoute à cette pratique deux phrases très brèves de quatre et six syllables, l’effet d’apaisement est encore démultiplié.

Alors voici un petit exercice que vous pouvez faire n’importe où, n’importe quand. Et si vous pouvez le faire à des intervalles réguliers, c’est l’idéal.

Les mots que vous choisissez doivent correspondre à quelque chose qui a un sens profond pour vous.

Voici deux phrases type :

A l’inspiration : Je suis a-mour
A l’expiration : To-ta-le-ment a-mour 

Ou encore

A l’inspiration : Je suis la paix
A l’expiration :  La vraie paix seu-le-ment

Si en plus de cela vous pouvez poser votre main sur le cœur, c’est l’idéal. Mais on ne peut pas faire ce geste partout (par exemple dans un bureau avec d’autres collègues). Alors suivez votre intuition.

Idéalement, il serait souhaitable de le faire un minimum de 3-4 minutes pour que cela commence à produire un effet, mais vous trouverez votre rythme et votre façon de le faire. Et si vous êtes enseignant-e, pourquoi ne pas l’apprendre à vos élèves ?

Alors bonne route dans la joie !

 

vablogjan19 1Etes-vous prêt-e à vous faire un cadeau vraiment rare et précieux, irremplaçable même? Ce cadeau consisterait à vous observer constamment sans aucun jugement de vous-même et cela quoi que vous pensiez ou fassiez - même si vous considérez que la pensée ou l’action en question représente une immense bourde, voire une faute impardonnable ?

Combien d’entre nous sommes durs avec nous-mêmes - souvent plus sévères que nous ne le serions avec qui que ce soit ! Et c’est un comportement qui a souvent des racines lointaines, voire dans l’enfance, une sorte de réaction de Pavlov que nous pensons (à tort) ne pas pouvoir contrôler.

L’alternative. Commencez par la prémisse qu’à chaque instant de votre existence, vous êtes à votre plus haut niveau de conscience, que vous avez toujours fait de votre mieux avec les moyens, la vision ou l’inspiration qui étaient les vôtres sur le moment, et cela sans exception.  Car il existe une façon d’être responsable de ses actions et d’apprendre de nos erreurs sans une trace d’auto-condamnation ou de jugement de soi.

Etes-vous prêt-e à vous aimer suffisamment pour vous faire ce cadeau ? D’avoir pour vous-même cette immense et inconditionnelle tendresse qui est toujours prête à passer l’éponge sans tomber dans le piège de l’indulgence facile. 

Et quand vous maîtriserez cet art avec humour et sérénité, peut-être pourrez-vous commencer à observer les autres avec autant de grâce et de compassion.

Et si cela devenait votre résolution pour 2019 ?
(Inspiré d’un texte de Sandy Wilder du Unlearning Institute du 7/10/18)

Un conte de Noël un peu spécial pour enfants 

J’ai composé ce conte pour ma petite fille d’origine népalaise Samsara Menuka. Bien que composé à l’intention des plus petits, il semble être apprécié aussi par les adultes. Quoiqu’il qu’il ne parle pas spécifiquement de Noël, le thème de la lumière, qui est le centre de cette fête, est aussi celui du conte.

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Il y avait une fois un pays dont les habitants étaient des bougies.

Il y en avait de toutes les formes, sortes, tailles et apparences. Des bougies de mariage et d’enterrement, de grandes bougies fines et élancées comme des danseuses de ballet, d’autres courtaudes et fortes à la taille comme des nains de jardin. Des bougies aux couleurs brillantes, d’autres comme des arcs en ciel, d’autres toutes simples et blanches.

Et toutes ces bougies vivaient juste comme les êtres humains, elles dansaient, riaient, couraient, travaillaient, dormaient – et surtout, elles aimaient beaucoup s’amuser.

Certaines bougies étaient toujours disposées en cercle, d’autres en rangées comme de petits soldats. Les unes servaient dans des églises ou des temples, d’autres pour veiller un enfant avec de la fièvre ou pour éclairer des caves ou des galetas. Les unes rehaussaient de leur éclat des gâteaux d’anniversaire et le festin du roi, d’autres se contentaient modestement de réchauffer des plats ou éclairer une photo.

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C’est le thème que j’abordais brièvement dans ma dernière lettre circulaire en présentant les stages de fin d’année. Je voudrais y revenir tellement je pense que l’importance culturelle de cette séparation sera marquante pour toute l’humanité dans les décennies à venir.

Mais d’abord définissons ces termes. Par religion il faut entendre l’organisation d’une collectivité autour d’un certain nombre de croyances et règles éthiques pour la vie et, en général, certaines formes de culte ou autres pratiques impliquant une certaine liturgie dans le cadre de services religieux. 

Par spiritualité, il faut comprendre la recherche d’un sens à la vie et notre relation à notre prochain, à la planète et à un ordre transcendant, une réalité non visible.

La religion a mené certains aux plus hauts sommets de la spiritualité, comme d’autres aux comportements collectifs parmi les plus laids que l’humanité ait jamais connus. La religion implique des autorités extérieures à soi auxquelles il importe de se soumettre, alors que la spiritualité intériorise cette autorité. Ceci est une des démarches les plus fondamentales qu’une personne puisse entreprendre au niveau de son développement personnel.

La tendance, surtout dans le monde chrétien, semble de plus en plus aller dans le sens de l’affaiblissement, voire la disparition de certaines formes religieuses n’ayant pas su s’adapter, alors que simultanément on assiste à une prolifération de pratiques spirituelles qui, reconnaissons-le, peut conduire à une immense confusion.

Cette explosion de la recherche spirituelle est hautement réjouissante, car elle souligne d’une part la maturité croissante des individus et des groupes qui deviennent capables de plus en plus d’autonomie, d’autre part la disparition progressive de vieux systèmes autoritaires à de nombreux niveaux 

(par exemple l’éducation des enfants, que ce soit à l’école ou dans la famille.)

NB : le 1er décembre je donne sur Genève un stage sur ce thème de la spiritualité au-delà des religions.

Voir le site Vivre Autrement pour plus d’informations.

 

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La perfection de la nature qui nous entoure dépasse totalement notre imagination. Quel que soit le domaine où nous portons un regard neuf, ouvert et surtout informé c’est l’émerveillement total. Que ce soit le fonctionnement d’une simple forêt ou celui de la planète et le miracle des saisons, la magie de l’eau que les scientifiques ont à peine commencé à comprendre, l’organisation d’une colonie d’abeilles ou la beauté d’une orchidée - ne parlons même pas de notre propre corps, 37 trilliards de cellules (37 suivi de 12 zéros) dans lesquelles se passent des dizaines de milliers de réactions chimiques à la seconde par cellule et dont la capacité d’auto-guérison est stupéfiante … Tout cela existe pour notre bonheur, notre enchantement ! Ne doit-il pas exister une Intelligence supérieure infiniment bienveillante qui dirige tout cela ?

Il est dit qu’Einstein aurait posé la question : « Is the universe friendly ? » -l’univers est-il un endroit accueillant, bienveillant, amical, ouvert … tous ces sens sont contenus dans le mot anglais « friendly ». Qu’il l’ait vraiment posée ou non n’est pas important, pour moi c’est LA question la plus importante de l’existence. Et je crois, avec beaucoup d’autres penseurs et mystiques, que la réponse est un OUI clair et sans ambiguïté.

Mais la réponse immédiate du sceptique, du doute, voire de la révolte, c’est : « S’il en est ainsi, pourquoi une si terrible souffrance dans tant de domaines ? » Ce n’est pas dans le cadre d’un bref blog que je vais répondre à cette question qui a laissé perplexe des centaines de penseurs pendant des milliers d’années !

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Il y a bientôt trois ans, j’ai eu le privilège de rencontrer près de Toulouse une femme qui dégageait une immense lumière et une énergie positive exceptionnelle, lors d’un exposé que j’ai fait sur l’art de bénir pour des amis et connaissances à elle.

Lotta Grant avait passé par une expérience personnelle qui pourrait aider tant de lectrices et de lecteurs de ce blog. En effet, sa relation conjugale semblait dans une impasse totale - et elle a pu la renouveler complètement! Elle a écrit sur son expérience un petit ouvrage superbe rédigé avec une candeur rare dans lequel elle a le courage de nous dévoiler les mouvements les plus intimes de son cœur – et c’est ce qui fait la force de ces lignes, avec lesquelles la lectrice ou le lecteur s’identifie immédiatement. Un grand chant d’espoir.

Avant tout, Lotta met le doigt sur ce qui a permis de ressusciter son union - qui est pour moi une des deux ou trois clés du développement personnel et même de la vie : c’est notre regard sur les gens, les événements (et nous-mêmes !) qui change TOUT. 

Au cours d’une carrière professionnelle passionnante de bientôt 55 ans qui m’a pris aux quatre coins de la planète, dans tous les milieux et de nombreuses cultures, j’ai vraiment pu observer ce que Lotta nous dit : quand mon regard change, absolument tout change – mes relations, mon propre moral, même les circonstances de ma vie. Je suis vraiment l’artisan de mon propre bonheur.

En apprenant à dire un grand OUI à absolument tout.*)

Alors essayez. Je vous assure que si vous êtes clair dans votre intention, ferme dans votre engagement face à vous même, et persévérant, tout peut changer. Car nos seules limites sont celles que nous nous fixons à nous-mêmes.

___________________

*) Voir mon petit livre Le grand OUI à la vie paru chez Jouvence.
Pour obtenir son livre (publié par elle-même, 76p.) : In Time – Quand je change ma vue je change ma vie, écrire à Lotta Grant: lotta.grant@gmail.com

 

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L’écrivain français Bernanos écrivait : « C’est une des plus ineffables disgrâces de l’homme qu’il doive confier quelque chose d’aussi précieux que sa pensée à quelque chose d’aussi instable, d’aussi plastique que le mot ». L’existence d’une Entité bienveillante (j’écarte d’emblée le mot « Dieu » qui a suscité tant de malentendus et de massacres au cours le l’histoire) est finalement et sera sans doute toujours un choix strictement personnel, dépendant d’un certain parcours de vie. Personnellement, j’ai eu des instances de protection et des expériences mystiques d’une telle force que je serais aveugle si je ne croyais pas en une force infiniment aimante et sage qui dirige ma vie, et par conséquent l’univers. D’autres y arrivent par leur étude de la nature et de sa stupéfiante organisation. D’autres - et ceci est tout simplement stupéfiant - y arrivent parce qu’ils ont décelé un plan bienveillant qui agit à travers les circonstances les plus horribles de leur existence, comme mon ami Roger McGowen, (25 ans du couloir de la mort du Texas -  l’incarnation de l’enfer sur terre - de plus pour un crime dont on sait absolument qu’il est innocent). Roger m’a écrit: « La Providence a un plan parfait pour ma vie ». (Voir son livre : Messages de vie : un condamné à mort témoigne aux Editions Jouvence).

En fait, je pense que la question ne peut être tranchée au niveau purement rationnel, au niveau du mental. Elle découle d’une expérience de vie et relève d’un savoir qui est d’un autre ordre. Ce savoir, on y accède par la recherche spirituelle et avant tout par le silence, par l’écoute du « silence derrière le silence », un des tous grands enseignants de l’existence.

PS : Du vendredi 15 juin au soir au dimanche 17, je donne un stage au chalet « Le silence qui chante » à 2100m dans un paysage alpestre unique du Valais sur le thème : « Le tonnerre du silence » (voir notre site pour des détails.)

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Dans les sociétés d’autrefois, l’athéisme - qui implique la croyance en un univers livré au hasard et sans une Intelligence suprême qui dirige les événements - était une vision plus que compréhensible. En effet, dans des sociétés sur lesquelles les catastrophes comme la faim ou des épidémies incontrôlables se produisaient périodiquement, des sociétés souvent gouvernées par des despotes plus désireux de maintenir leur lignée ou leurs privilèges que de gouverner sagement, croire en une déité bienveillante qui dirigeait le grand jeu de la création pouvait sembler friser l’inconscience.

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Le tout grand scientifique et penseur anglais contemporain Stephen Hawkins, incontestablement un des plus brillants esprits de la planète, a émis l'avis que l'avènement de l'intelligence artificielle pourrait signifier la fin de la race humaine. Sans aborder ici cette question grave, notre blog du 15 mars pose la question du type de société que nous souhaitons.

Actuellement, on a l'impression que quelques immenses mammouths style Google ou Apple foncent tête baissée vers un avenir de plus en plus contrôlé par la technologie, notamment numérique, sans jamais se poser le sens de la direction et de la signification de ce qu'elles imposent au marché - car c'est bien d'une imposition qu'il s'agit, et nous, citoyens lambda, serions condamnés à rester en touche à pousser des " Ah " d'admiration devant des choix où nous n'avons strictement rien à dire.

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Dans 15 ans, nos sociétés seront totalement méconnaissables - mais totalement. En 1985, Kodak vendait 85% du papier photo dans le monde. Quelques années plus tard, l'entreprise avait disparu, remplacée par les caméras numériques et maintenant les portables. Et, dans un monde de plus en plus dominé par l'intelligence artificielle, nous allons assister à la même transformation dans presque tous les domaines: santé, éducation transports, impression 3D, agriculture, etc. Bienvenue à la 4è révolution industrielle dominée par des logiciels ultra-performants. Uber, sur la base d'un simple logiciel, est la plus grande compagnie de taxis au monde sans posséder un seul taxi, comme Airbnb est la plus grande chaine hôtelière du monde sans posséder un seul hôtel. 

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Toute la vie est interprétation. Nous créons notre vie à 100% par notre façon d'interpréter les événements. Le superbe texte suivant - dont j'ignore l'origine - l'illustre à merveille. A partir d'une publicité d'un centre de fitness qui affichait la photo d'une jeune fille avec une ligne spectaculaire qui demandait aux femmes si elles voulaient ressembler plus à une sirène qu'une baleine, une femme répondait avec autant de dignité que d'humour :

" Chers Messieurs,

Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu'elles allaitent tendrement. Elles s'amusent comme des folles avec les dauphins et s'empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers et en découvrant

des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barents ou les récifs de corail de la Polynésie. Les baleines chantent très bien et leurs voix ont même été enregistrées sur CD. Elles sont impressionnantes et n'ont d'autres prédateurs que l'homme Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

Les sirènes, elles, n'existent pas! Et si elles existaient, elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes argentins, parce qu'elles auraient un grave problème de personnalité : " femme ou poisson " ? Elles n'ont pas de vie sexuelle, et selon la légende, elles tuent les hommes qui s'approchent d'elles. Ils feraient comment d'ailleurs ? Donc elles n'ont pas d'enfants non plus… Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes. …. En outre, qui voudrait d'approcher d'une fille qui sent le poisson ?

Moi, c'est clair, je veux être une baleine.

PS : A cette époque où les médias nous mettent dans la tête que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d'une glace avec mes enfants, d'un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d'un café et de gâteaux avec des amis. Avec du temps, nous gagnons en poids parce qu'en accumulant tant d'informations dans la tête, quand il n'y a plus d'emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées. 

rasta

Pour écrire ce blog, je me suis glissé dans ma peau de sociologue, la sociologie étant le domaine de ma formation universitaire et de ma première activité professionnelle, à l'exception d'un bref passage dans la division statistique de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) où nous passions notre temps à élaborer des … normes. Ce passage me fut très précieux pour démystifier la statistique et comprendre la mise en garde ô combien salutaire que le grand statisticien français Alfred Sauvy faisait à ses étudiants: " Les statistiques sont des êtres sensibles et délicats qui, soumis à la torture, livrent des aveux conformes aux désirs du bourreau. "

Disons tout de suite : un comportement " normal " n'existe pas. En effet, on confond sans arrêt " fréquence statistique " et " norme ". La plupart des gens dorment 6-8 heures par jour, mais certaines vivent des vies parfaitement normales en dormant 1h, voire moins, par nuit. La publicité veux nous faire croire qu'une ligne élancée est la " norme " de la beauté féminine, alors qu'elle est la triste invention des tiroirs-caisses des modistes.

C'est important de comprendre ceci, parce que si souvent le jugement " pas normal " est asséné aux gens, souvent dans un esprit de jugement, voire de condamnation. L'écrasante majorité des gens mangent plusieurs fois pas jour, mais des milliers de personnes à travers le monde (voire le film " Lumière ") vivent sans manger, certaines même sans boire (très rarement).

Pour moi, une des affirmations les plus importantes du développement personnel (et qui constitue la base de mon existence) est la fameuse phrase de Shakespeare dans Hamlet " Ceci par dessus tout : sois fidèle à toi-même et il s'ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne peux manquer d'intégrité avec personne d'autre ". L'essentiel dans la vie n'est pas de vivre selon les normes sociales (parfois si aberrantes - par exemple dans le domaine vestimentaire, médical ou diététique) mais selon notre sens le plus élevé de la vérité, de ce qui est juste et bon pour nous.

Alors la prochaine fois qu'on vous lance avec un ton réprobateur : " Mais c'est pas normal ce que tu fais là ", répondez avec humour : " Bien sûr que ce n'est pas normal. Mais c'est juste pour moi. "

 

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