blogmai21Ce texte de la sagesse amérindienne illustre l’attitude de révérence et de sagesse extraordinaire de ces peuples envers la Nature alors que nous les avons si longtemps traités de sauvages et de barbares. Si nous avions été capables au 19è siècle d’apprendre d’eux au lieu de les soumettre à de vrais génocides, nous ne serions pas dans la situation écologique dramatique qui est la nôtre aujourd’hui. Mais il n’est jamais trop tard de nous transformer en apprentis !

« Demandez la permission.

Avant de couper la branche d’un arbre ou cueillir une fleur, dites à l’esprit de l’arbre ou de la plante ce qu’est votre intention afin qu’ils puissent retirer leur énergie de cet endroit et ne pas ressentir la coupure si intensément.

Quand vous allez dans la nature pour prendre une pierre qui était dans la rivière, demandez au gardien de la rivière s’il vous autorise à prendre une des pierres sacrées.

Si vous devez gravir une montagne ou faire un pèlerinage à travers la forêt, demandez la permission des esprits et des gardiens du lieu. Il est très important que vous communiquiez même si vous ne ressentez, ni n’entendez ou ne voyez rien. Entrez dans chaque lieu avec respect vu que la Nature vous écoute, vous voit et vous ressent.

Chaque mouvement que vous faites dans le microcosme génère un grand impact sur le macrocosme.

Quand vous approchez un animal, rendez grâce pour la médecine qu’il a pour vous.

Honorez la vie dans ses nombreuses formes et soyez conscient que chaque être remplît son rôle. Rien n’a été créé juste pour remplir l’espace. Chaque chose et chacun est ici se rappelant notre mission, se rappelant qui nous sommes en se réveillant du rêve sacré pour rentrer à la maison. »

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Cet outil de communication fabuleux, internet, et qui est littéralement en train de transformer les relations sur cette planète et d’influencer le cours même de l’histoire véhicule de plus en plus de récits de communication étonnants  entre l’homme et l’animal.

Ressentant un lien spécial et très fort avec les dauphins, je n’hésite pas à partager ce récit étonnant (qui figure déjà dans ce film superbe datant de 1988 de Luc Besson, « Le grand bleu » où figure Enzo Maiorca, le plongeur en plongeon libre mondialement connu de l’époque.

Ce dernier nageait au large de sa cité natale, Syracuse, en Sicile. Quand il entra dans l’eau, il sentit un dauphin qui le touchait dans le dos. Il comprit rapidement que le dauphin ne cherchait pas à jouer avec lui mais à lui communiquer un message et solliciter son aide. Enzo suivit donc le dauphin et là à environ quatre mètres plus bas, il remarqua un autre dauphin captif d’un filet de pêche abandonné.  

Enzo remonta rapidement et demanda à sa fille Rossana qui était sur un bateau tout près de là de lui passer ses couteaux de plongée. En quelques minutes les deux réussirent à libérer le dauphin proche de la noyade (les dauphins ne peuvent survivre qu’environ 10 minutes sans air) et utilisèrent leurs bras pour porter le dauphin exténué à la surface.

Quand le dauphin émergea de l’eau, elle poussa un cri quasi humain. Et ce fut alors la grande surprise. Sous les yeux attentifs de son compagnon et d’Enzo et Rossana, elle donna naissance à un petit dauphin. Le petit fut amené doucement aux tétons de sa mère pour son premier repas. « J’aime penser que ce jour nous avons réuni une famille » raconte Enzo. Peu de temps après, le dauphin mâle circula autour d’Enzo, se mit « debout » et toucha la joue d’Enzo avec son bec, « comme pour donner un baiser ».

Comment Enzo a-t-il  su qu’il devait suivre le dauphin ? « Je maintiens que ses ondes mentales influencèrent nos esprits » dit-il. « Jusqu’à ce que l’homme apprend à respecter et à parler au monde animal, il ne pourra jamais connaître son véritable rôle sur terre » pense Enzo.

Personnellement, je pense que la planète entière et tous ses habitants, animaux, humains et végétaux, est un extraordinaire système de communication ininterrompue, car absolument tout est l’expression de cette Vie infinie (avec un grand V) qui maintient absolument tout sur cette planète à sa juste place pour jouer le rôle qui lui est dévolu. On trouve (toujours sur internet) des récits de communication avec l’eau, qui aurait même une conscience disent certains - peut-être pas l’eau qui a été torturée dans les canalisations de nos villes mais certainement celle d’un lac paisible ou de cours d’eau non pollué.

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…  mais nous ignorons presque toujours dans quelles conditions elles sont produits, surtout les articles féminins, la grande mode ! Une organisation suisse absolument remarquable, Public Eye (pour trouver sur internet, tapez simplement : organisation Public Eye, Suisse) nous alerte depuis un demi siècle sur ce genre de questions. Personnellement, cela fait près de 40 ans que je suis membre de cette association innovatrice, courageuse (souvent la seule à dénoncer les abus dans les relations Nord-Sud) et qui entreprend un travail d’information absolument unique et d’une grande intégrité.

Dans son numéro de juin 2020, l’organisation décrivait l’impact extrêmement grave de la pandémie et des annulations de commandes par les grandes marques mondiales en Asie du Sud. La situation pour des millions de femmes surtout (l’essentiel des travailleurs du textile sont des femmes… et des enfants de cinq ans déjà qui nouent des fils de tapis à longueur de journée !) Nombre d’entreprises par exemple avaient déjà acheté les matières premières pour honorer les commandes passées par les maisons de mode occidentales   … qui ont, à cause de la pandémie, simplement annulé des commandes déjà passées, avec fermeture d’usines à la clé et des centaines de milliers de femmes et d’enfants, peut-être même des millions, totalement privé.es de leur gagne-pain. Certaines formes de travail forcé et d’exploitation inacceptable du travail des enfants sont bien documentées. Et rappellez-vous l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza à Dacca en 2013, utilisé pour la fabrication d’articles textiles, et au cours duquel largement plus de 1000 personnes, surtout des ouvrières, étaient décédées. Elles avaient pourtant le jour précédent averti les responsables de fentes apparues dans les murs. Mais honorer les contrats passait bien avant le bien-être des ouvrières.

Et ici en Europe, les fabriquants de mode imposent des cycles de plus en plus courts, afin que vous pousser à changer de fringues de plus en plus souvent. 

Vous pouvez de suite faire plusieurs choses : commencer à vous informer mieux sur un problème que nous avons à peine esquissé ici.

Apprendre à limiter sérieusement vos dépenses de mode, ce qui implique vous libérer intérieurement d’une publicité qui réussit à merveille dans son entreprise de manipulation du public. Commencer à adopter un modèle de vie plus simple. (Personnellement, je vis depuis plus de 55 ans, et avec un immense bonheur, une vie d’une grande frugalité, - ni voiture, ni télé, ni grands voyages de vacances, achats de vêtements de seconde main, etc.) 

Enfin suivre un de nos stages qui touche à cette question, comme : Gérer mon argent dans la liberté (8 mai), Se libérer du regard des autres (25-30 juillet dans un chalet à 2000m), Renforcer mon intention clé de la réussite (25 septembre), Comment je crée ma propre réalité (9 octobre), Rechercher la cohérence dans ma vie (10 octobre). 

PHOTO : le visage de cette femme exprime une beauté intérieure, une sérénité et un contentement profonds. Pourtant elle a passé toute sa vie dans la simplicité la plus radicale, porte les mêmes fringues depuis peut-être 20-30 ans et trouve son bonheur, non dans la consommation, mais dans la qualité de ses relations humaines et le profond respect dont elle est entourée.

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Vaclav Havel fut écrivain longtemps avant de devenir président de la République Tchèque en 1993, année de laquelle date le texte qui suit. Nous avons pensé qu’en pleine crise mondiale du Covid, il serait sympathique de commencer les blogs 2021 par un texte sur l’espoir.

« L’espoir auquel je pense souvent… est, je crois, un état d’esprit plutôt qu’un état du monde. Ou bien nous avons l’espoir en nous, ou bien nous ne l’avons pas. L’espoir n’est pas un pronostic - c’est une émanation de l’esprit. Chacun de nous se doit de trouver l’espoir réel, fondamental, en lui-même. Vous ne pouvez le déléguer à qui que ce soit.

L‘espoir - dans ce sens profond et puissant - n’est pas la même chose que la joie quand tout marche bien ou la disponibilité à investir dans des entreprises qui se dirigent vers le succès. L’espoir n’est décidément pas la même chose que l’optimisme. Ce n’est pas la conviction que quelque chose va s’arranger, mais le certitude qu’une chose a du sens, quels que soient les résultats. C’est cet espoir, par-dessus tout, qui nous donne la force de vivre et de continuellement essayer de nouvelles approches, même dans des conditions qui semblent aussi démunies d’espoir que les nôtres ici et maintenant. En face de cette absurdité, la vie est une chose trop précieuse pour que nous nous permettions qu’elle soit dévaluée en vivant une existence sans but, vide, dénuée de sens, une existence sans amour et finalement sans espoir.

 

blogdec20Non, soyons plus modestes : celle de notre planète !

Il semble de plus en plus que cela fonctionne au niveau collectif comme au niveau individuel : soit nous apprenons par la souffrance et/ou nos erreurs, soit par ce qu’on peut appeler la sagesse.

Ainsi en est-il de la crise par laquelle nous passons actuellement. Allons-nous collectivement apprendre la leçon merveilleuse - même si elle est également dure - que l’univers nous force à apprendre, ou allons-nous retomber dans nos vieux réflexes collectifs (même s’ils sont légèrement amendés,) de consommation effrénée ? Si nous n’apprenons pas rapidement, la secousse suivante risque d’être infiniment plus corsée. Car si l’environnement se met sérieusement au travail pour nous corriger, la crise du Covid apparaîtra en comparaison comme une gentille course d’école où on a été simplement privé du pique-nique de midi.

Nous avons construit toute une civilisation sur l’hyper-consommation. L’achat est devenu un des actes fondamentaux de tout citoyen. De cette façon, nous avons construit une économie qui à long terme signifie vraiment la mort de notre système par hypertrophie.

Or, actuellement, quand des responsables économiques de haut niveau disent en public (comme ce matin à la radio Suisse-romande), « un troisième confinement signifie la mort de l’économie » ils ont peut-être raison. Alors faut-il refuser un troisième confinement, dut-il être médicalement nécessaire, ou accepter qu’un modèle économique invivable à long terme est au bout du rouleau ?

Pourtant il y a fort longtemps, que, comme disent nos amis anglophones, « the handwriting is on the wall » les signes avant coureurs sont plus que visibles. En 1984 déjà, j’ai donné un cours d’été à des enseignants valaisans sur le thème « Vivre Autrement » (qui devint huit ans plus tard le nom générique de mes stages), tellement il était déjà claire à cette période que nous allions droit dans un mur. J’ai récidivé en 1994 avec mon premier livre publié chez  Jouvence « Découvrir les vraies richesses - pistes pour vivre plus simplement. »

La balle est vraiment dans notre camp - le camp de chacun.e de nous - comme citoyen.ne.s du monde. Et je peux commencer à agir en modulant ma consommation non sur les cris stridents des vendeurs du Black Friday et de tous ceux qui veulent nous convaincre que tel ou tel produit est indispensable à notre satisfaction, notre bonheur, notre stand social, notre bien-être, que sais-je, mais sur ce que je sais au fond de moi être mes vrais besoins et le chemin de vie et les objectifs que je poursuis.

La règle du 3,5 pour cent

GandhiEn 1986, des millions de Philippins sont descendus dans les rues pour manifester paisiblement contre le régime archi corrompu et autocratique de président Marcos dont les concitoyens les plus pauvres croupissaient dans de sordides bidonvilles, et cela dans un pays aux immenses ressources naturelles. Après quatre jours, Marcos capitulait. En 2003, le peuple de la Géorgie mit le président Eduard Shevardnadze à la porte grâce à la Révolution des Roses au cours de laquelle des milliers de protestataires ont pris d’assaut le parlement avec des roses dans leurs mains. L’an passé, au Soudan et en Algérie les présidents ont tous les deux choisi de quitter la présidence après des décennies au pouvoir grâce à des campagnes de manifestations populaires non violentes. Dans chaque cas, la résistance civile de milliers de citoyens comme vous et moi ont triomphé d’élites politiques qui se croyaient intouchables dans leur pouvoir et leurs confortables privilèges.

Il y a bien sûr de nombreuses raisons éthiques de privilégier des approches non violentes au changement. Mais des recherches extrêmement fouillées d’Erica Chenoweth de l’université de Harvard aux USA confirment que la désobéissance civile n’est pas seulement un choix moral, c’est aussi la démarche le plus efficace pour aboutir au changement. Après avoir examiné des centaines de campagnes dans le siècle écoulé, Chenoweth a découvert qu’il suffisait que 3,5% de la population participe activement dans les mouvements de protestation pour assurer un changement politique important. En général, les manifestations non violentes avaient réussi plus de la moitié du temps (53%) contre un quart seulement (26%) pour les mouvements violents. Parmi les 25 plus grands mouvements de protestation étudiés, 20 étaient non violents et 14 des succès incontestables. De plus, les campagnes non violentes attiraient en moyenne  quatre fois plus de participant.e. s (200'000) que les mouvements violents (50'000). 

Et rappelons-nous que le père de la non violence utilisée comme outil politique moderne, Gandhi, dont la presse britannique se moquait comme ce petit homme à moitié nu, a réussi à faire capituler le plus grand empire que l’histoire ai jamais connu, l’Empire Britannique.

(Source : BBC News, 13/5/19, sauf pour le dernier paragraphe.)

 

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Quel puissant message d’espoir qu’apporte le COVID 19 en amenant même certains des défenseurs les plus acharnés du système économique dominant à se poser des questions sur un système qui révèle son immense fragilité. 

Car après tout n’est-il pas incroyable qu’un microscopique virus mette à genoux en quelques semaines le système économique le plus puissant que la planète ait jamais connu ?

Mais la bataille du bon sens contre l’égoïsme outrancier du système a à peine commencé. De puissants représentants de ce dernier croient encore qu’il pourrait - et devrait - être sauvé. Même nos gouvernements parlent de renouer avec la croissance. Il n’y a rien de mauvais dans la croissance en tant que telle - elle est même à imiter sans limite s’il s’agit de la croissance de la compassion ou de la sagesse. Mais la croissance peut aussi être totalement maladive, comme la croissance d’une tumeur cancéreuse telle que celle engendrée par un système économique qui n’a d’autre objectif que l’accroissement maximum du profit dans un minimum de temps pour une minuscule minorité (environ 130 multi-milliardaires concentrent une fortune équivalente aux revenus de 40% des plus pauvres de la planète). Une telle croissance ne peut qu’engendrer le désastre - et le désastre est déjà total depuis bien plus d’une génération pour les 40% mentionnés. Alors que pouvons-nous faire, vous et moi ? C’est là LA question qui nous concerne tous. 

busdriverIl y a quelques années, j’ai découvert avec émerveillement une nouvelle forme de magie : exprimer son appréciation aux autres pour quelque chose qu’ils avaient réalisé. Et la vie moderne nous offre à chacun.e mille occasions différentes de manifester cette magie.

Un petit exemple : j’habite dans une commune qui fait un effort exceptionnel pour décorer les lieux publics. Les fleurs multicolores sont partout et c’est fait avec un art consommé.  Quelle joie de voir le visage d’un cantonnier ou jardinier de la commune s’illuminer quand je le félicite pour ce que lui et ses collègues réalisent. Et j’en remets ! Car où que l’on se tourne, le regard tombe sur des fleurs ou plantes vertes arrangées avec un immense goût.  C’est devenu presque un nouveau sport pour moi. 

Pourquoi pas remercier cette caissière pour son sourire radieux, où le chauffeur de bus pour sa dextérité à conduite son immense engin… et être accueilli par un «ça alors, personne ne m’a jamais dit cela » ou un commentaire similaire qui soulignent combien nous prenons comme allant de soi ce qui implique très souvent un immense investissement personnel en effort, patience, intelligence, parfois courage, endurance et tant d’autres qualités.

blogmai20Nous connaissons tellement peu sur l’origine des produits que nous consommons quotidiennement, et pour cause : ils proviennent de pratiquement tous les pays du monde. Impossible de connaître les conditions de production à moins qu’un label ne les garantisse … et encore. Alors quand un site comme l’excellent site français www.notre-planète.info nous informe sur les conditions de production de la mode, on ne peut que dire merci – et surtout rectifier le tir.

Selon cette source (de laquelle nous tirons les informations qui suivent) l’industrie de la mode est d’abord une des plus polluantes au monde. Entre l’utilisation de produits chimiques pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage effarant de ressources pour nous vendre des vêtements dont nous n’avons souvent absolument pas besoin, les distances parcourues par certains vêtements (un jean peut parcourir 65’000km, soit une fois et demie le tour du monde, du champ de coton à la boutique !) la pollution des eaux (la teinture est le 2è pollueur d’eau dans le monde) … c’est une véritable catastrophe écologique. Ainsi à chaque lavage, les fibres synthétiques rejettent des microparticules de plastique (estimées à 500'000 tonnes qui terminent dans les océans  … ou nos corps.)

Moins de 1% de nos vêtements sont recyclés, et peu d’industries sont aussi habiles pour nous vendre des produits dont nous n’avons la plupart du temps pas le moindre besoin que l’industrie de la mode : nouvelles collections saisonnières, soldes en promotion, lesquelles périodes de soldes sont annoncées comme une naissance dans un couple royal, prix rabotés … Tous les trucs éculés du marketing sont bons … parce qu’ils marchent !

Le pire de tout est que ces vêtements sont produits dans des pays surtout asiatiques dans des conditions qui constituent indéniablement un esclavage moderne: salaires de misère qui permettent à peine de survivre, enfants de 6 ans qui travaillent 64 heures par semaine, voire déjà à 4 ans accroupis par terre à tisser de la laine.

Les conditions de travail des ouvrières ne sont guère meilleures.

MAIS ALORS QUE FAIRE ?

Il y a beaucoup qu’une personne consciente et décidée peut faire, comme par exemple :

  1. Eviter les achats compulsifs (qui découlent souvent d’un manque d’estime de soi, d’une insécurité intérieure, etc)
  2. Acheter d’occasion plutôt que neuf
  3. Recycler ce qui ne peut plus se porter
  4. Acheter dans des entreprises qui s’engagent pour une production plus respectueuse de l’environnement (mais il faut reconnaître que leurs produits sont souvent chers)
  5. Avant tout travailler …. sur l’image de soi. Depuis 30 ans je travaille comme volontaire dans une fondation dont le directrice est une des personnes que je respecte le plus au monde à cause d’une cohérence de vie que j’ai rarement rencontrée. Elle est toujours impeccablement habillée … avec des habits qui ont 20, 30 ans et plus. Elle me montrait même l’autre jour une cape qu’elle portait en loden bavarois et disait en riant, « Cela fait 40ans que je la porte ». (Comme une reine j’ajouterais).

Un merveilleux proverbe arabe dit: »Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse ». Toute personne motivée et ayant accès à un portable peut d’une part s’informer – car sur cette question on trouve absolument tout sur internet – et surtout, si vous faites trop souvent des achats compulsifs, vous pouvez chercher à comprendre les racines intérieures qui vous poussent à faire ces achats. Et agir en conséquence.

blogfev2020Un dicton journalistique anglo-saxon dit  «Si le sang coule, cela vend». Eh bien, si l’état du monde reflété par les médias vous déprime, laissez-moi vous donner une ultra bonne nouvelle: selon le New York Times, considéré comme le meilleur journal américain, l’année 2019 a été une des meilleures de toute l’histoire humaine! (Oui, j’entends bien 50 rédacteurs en chef  - pratiquement tous des hommes - s’égosiller: Alors là, Prader, vous êtes mûr pour l’asile d’aliénés). Par exemple, depuis 10 ans, les journaux auraient pu avoir en entête de première page tous les jours, «Aujourd’hui, 170’000 personnes dans le monde sont sorties de la pauvreté extrême». Tous les jours. Pendant 10 ans.

Depuis que les premiers humains ont émergé il y a près de 200’000 ans, l’année 2019 est probablement l’année où les enfants avaient la plus petite probabilité de mourir, les adultes certainement la plus petite probabilité d’être analphabètes et les gens avaient la plus petite probabilité de souffrir de maladies terribles qui les défiguraient (comme la lèpre par exemple). Une des plus grandes tragédies individuelles est sans doute de perdre un enfant.

Historiquement, presque la moitié des êtres humains mourraient avant l’âge de 15 ans. (La grand-mère de mon épouse perdit plus de la moitié (5) de ses enfants et ma propre grand-mère le tiers). En 1950 encore, 27 % de tous les enfants mourraient avant l’âge de 15 ans. Actuellement ce chiffre est de 4%.

Dans le domaine de la chirurgie,  nous voyons de vrais miracles - il n’y a pas d’autre mot - où l’impossible devient possible, avec par exemple la reconstitution de visages totalement déformés et grotesques retrouver une forme humaine, sans parler de transferts d’organes sains d’un mourant à ne personne malade - et mille autre interventions qui il y a seulement 50 ans étaient vus comme relevant de la science fiction pure.

Dans d’autres domaines sociaux, nous voyons se mettre en place des mécanismes d’autocorrection remarquables dont nous profitons tous, comme les médecines alternatives souvent si efficaces qui remplacent de plus en plus une médecine officielle totalement téléguidée par l’industrie pharmaceutique.

L’informatique et les portables ont complètement bouleversé le monde - pour le meilleur et le pire (mais il ne dépend que de nous d’éliminer le pire comme le «dark net») et aujourd’hui, de presque n’importe quelle partie du globe, ont peut accéder à pratiquement toutes les informations publiquement disponibles. Il faut avoir vécu dans le monde d’avant et juste après guerre pour savoir à quel point ceci n’était même pas imaginable comme science fiction!

En fin de compte, chacun-e de nous crée sa propre réalité, et dix lectrices ou lecteurs de ce blog choisis au hasard produiraient sur ce même thème dix blogs différents. Car la plupart du temps, nous «sommes pensés» et formatés totalement à notre insu par notre entourage, la culture, les conventions, etc. L’intention de ce blog n’est pas tant de faire une liste de ce qui marche bien dans le monde (la mienne couvrirait des pages entières) que de souligner que chacu peut de nous crée minute après minute sa propre réalité. Et la méditation que devenir une source aussi valable sur la «réalité» (c’est quoi, la réalité?) que les meilleurs médias. (Elle l’est pour moi).

Conclusion: notre bonheur dépend essentiellement de notre vision de la réalité et du monde qui nous entoure.

«La» vraie réalité. n’existe pas - au niveau matériel en tout cas.  Alors pourquoi ne pas viser une vision du monde qui contribue à un mieux-être personnel profond tout en contribuant à construire  ce monde gagnant-gagnant qui marche pour tous  et qui est notre condition de survie sur cette planète.

PS: le 25 avril nous offrons à Lausanne un stage sur le thème: «Comment je crée ma propre réalité». 

how you can celebrate world interfaith harmony week orig

Byron Kathie, une des plus grandes personnalités mondiales dans le domaine du développement personnel (qui a aussi une dimension spirituelle remarquable) a exprimé l’avis que le problème numéro un de la planète n’est pas la pauvreté et la faim, les tensions politiques, voire la situation écologique, aussi dramatique soit-elle, mais ... la confusion.

En effet, avec l’effondrement des autorités dans tant de domaines, que ce soit la religion, l’éducation, la médecine et tant d’autres (due en grande partie à l’internet qui met une infinité de points de vue, d’opinions et d’informations si souvent contradictoires à la portée de chacun) on ne sait plus à quel saint se vouer. C’est vraiment la grande confusion. Et aucune chance que la science amène la moindre clarté, car comme le disait en 1979 un grand scientifique suisse, Jean-Claude Etter, « En science, la vérité d’aujourd’hui est l’erreur de demain. »

Pourtant, cette confusion a une dimension spirituelle très positive, car elle nous pousse à voir que la vraie réalité n’est pas au niveau matériel. Comme le disait Rumi, un des plus grands poètes de l’humanité : « Ceci n’est pas la vraie réalité. La réalité est derrière le rideau », le rideau des apparences matérielles.

Alors où trouver la clarté? Où trouver la paix profonde dans un monde de confusion constante? Il semble évident que cela ne peut être qu’au niveau spirituel. Chacun peut trouver à ce niveau un fil conducteur, le fil d’Ariane magique qui le guidera à travers la confusion apparente d’un monde qui ne sait pas où il va mais s’empresse d’y aller de plus en plus vite, un fil qui orientera ses pensées, ses, ses paroles et ses actes dans absolument toutes les situations. 

Prenons à titre d’exemple un fil que, depuis la nuit des temps, d’innombrables personnes de tous les milieux sociaux ont trouvé irremplaçable, est la compassion. C’est un guide absolument infaillible dans toutes les situations, y compris la confusion la plus extrême : ma pensée, (ma parole, mes actes) dans cette situation procèdent-elles de la compassion?

Et si vous faisiez de cette vision votre résolution pour 2020: faire de la compassion votre guide dans absolument toutes les situations, pour toutes vos pensées et vos paroles? 

Comme le disait un homme qui vécut ceci toute sa vie, le Dr. Albert Schweizer: « jusqu’à ce qu’il étende son cercle de compassion à tous ce qui vit, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix ». 

 

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Voilà un mot qui fait presque peur dans la société de surabondance matérielle (et dénuement psychologique et spirituel) qui est la nôtre. Pourtant le mot signifie « simplicité de vie » et personnellement je vis une telle frugalité depuis plus de 50 ans avec un immense bonheur : pas de voiture ni de télévision, un désintérêt complet pour la mode et une indifférence totale aux suggestions d’achat d’une publicité qui a pris nos vies en otage. Et, en prime, un bonheur profond, ce bonheur qui découle d’une vie centrée sur les vraies valeurs et le service. 

Nico Paech est considéré comme l’économiste star du mouvement dit de post croissance et ses recherches portent sur la façon dont pourrait fonctionner une société sans croissance matérielle (Voir son livre : Se libérer du superflu). Dans un récent interview, il disait « moins vous consommez, plus cela vous rend heureux. Ici en Europe,  nous consommons plus que ce qui nous fait du bien. Nous avons non seulement dépassé les limites écologiques, mais aussi psychologiques de la croissance. » N’y a-t-il pas une certaine ironie dans le fait que Noël, qui à l’origine fêtait un des grands avatars de l’humanité qui vécut dans une frugalité totale toute sa vie, est devenu l’occasion de la plus grande orgie d’achats de l’année ?

Mais il y a aussi une dimension collective à ce problème, c’est que nous consommons infiniment plus que la capacité écologique de la terre peut supporter. Nous avons dépassé de loin ce qu’on appelle « l’empreinte écologique » de chacun, un chiffre qui mesure ce que chacun peut consommer sans nuire à la planète, chiffre qui est peut-être le concept écologique le plus important qui existe. Si vous ne le connaissez pas, allez vite sur internet pour une définition. (Voyez par exemple :www.planete-sciences.org/enviro/archives rnste6/conferenc…)

Et si vous faisiez de Noël l’occasion d’un immense cadeau à la planète (et à vous-même  et toute l’humanité en conséquence) à savoir réduire votre empreinte écologique ?

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Nous vivons dans un monde étonnant, passionnant par certains côtés, difficile à vivre par d’autres. Dans cette dernière catégorie on peut classer les informations les plus contradictoires qui nous assaillent de tous les côtés, dans tous les domaines.

Un exemple est celui de la nutrition, où on trouve tout, des sectarismes les plus énormes aux informations scientifiques rigoureuses. Je n’ai trouvé aucune personne qui ait trouvé une méthode pour s’orienter clairement dans la jungle des opinions en nutrition et alimentation pour les simples pékins que sont sans doute la plupart des lectrices/teurs de ce blog (à commencer par moi-même). Ainsi nous avons déjà fait mention dans ces colonnes de l’Institut Hippocrates de Floride, dont le directeur donne prochainement une conférence et un stage à Genève (voir ci-dessous), et qui promeut une alimentation vivante ou également dite à haute vitalité car amenant tous les micronutriments dont notre corps a besoin au quotidien. Cette alimentation est très simple et pleine de bon sens, constituée de fruits et légumes bios, d’une forte proportion de graines germées, de jus d’herbe de blé frais, d’algues alimentaires et d’oléagineux pré-germés et dont je pense adopter certaines pratiques. (Pendant 15 ans, je me suis nourri à midi exclusivement de graines germées de tournesol dans du yoghourt avec du miel - sans consulter aucune source « officielle » ou spécialisée et cela m’a merveilleusement réussi). L’Institut permet à tout un chacun de se détoxifier de nos mauvaises habitudes alimentaires, de redonner de l’énergie vitale dans nos organes et système immunitaire. Et lorsque vous prenez ainsi soin de votre corps, l’Institut a vu des effets bénéfiques sur la santé des gens souffrant d’obésité, de diabète, de stress, et même de  nombreuses maladies graves dont le cancer.

Mais l’excellente et sérieuse lettre internet de Xavier Bazin (pour vous abonner : sante-corps-esprit.com ) du 29 septembre parle d’un régime carné à 100% qui a guéri des cas considérés comme incurables par la médecine officielle (diabète de type 1 par exemple). Même des médecins de haut niveau s’y sont mis pour se guérir eux-mêmes, comme le Dr. Shawn Baker, chirurgien orthopédique et grand sportif, et qui a même publié un livre, Le régime carnivore, pour vanter les mérites de ce régime par lequel il s’est guéri. Personnellement, la mention même d’un tel régime fait frémir le végétarien souple que je suis mais je pense que c’est le devoir d’un blog Vivre Autrement comme celui-ci d’informer les lecteurs de façon aussi équilibrée que possible de comment justement …  vivre autrement » !

Chacun-e fera son libre choix. Toutefois je recommande de prendre des décisions en pleine conscience, en tenant compte du respect de notre planète.

viandeNous vivons un monde où la notion même d’autorité est secouée dans ses bases : l’autorité des églises, qui était quasi totale pendant des siècles, s’est presque totalement écroulée. Quand j’étais enfant, personne ne songeait à questionner un instant l’autorité du médecin de famille ou de n’importe quel spécialiste. Aujourd’hui, l’explosion des médecines alternatives remet totalement en question la médecine « officielle ». Et il en va de même dans tant d’autres domaines.

Alors, de plus en plus, chacune et chacun d’entre nous va devoir devenir l’autorité centrale pour sa vie dans la plupart des domaines, ce qui signifie accepter la responsabilité ultime de nos actions. Ce n’est pas toujours une position confortable, mais c’est la condition pour devenir vraiment adulte.

J’y vais et vous ?

  • 11 octobre 19h-21h30, UNIMAIL 40, Bl. du Pont d’Arve, Genève, Conférence-Débat, « Alimentation plus saine et vivante », Panel des principaux acteurs de Suisse-romande avec Brian and Anne-Marie Clemens de l’Institut Hippocrate.
  • 12 octobre, La Cénacle, 12, Promenade Charles Martin, Genève, Atelier de l’Institut Hippocrate
  • 13 octobre, Le Cénacle, 14-16h.30 « Pourquoi et comment augmenter la part du cru dans notre alimentation, Carole Dougoud et Wendy Glaus.

Pour rassembler les flexitariens, carnivores, végétariens et végans de Genève autour d’une incroyable saveur gustative, j’appelle tous les amateurs de bons fromages à découvrir  la crémerie végane de Genève, avec des produits d’excellente qualité qui se conservent longtemps et miment merveilleusement les meilleurs fromage sans aucun produit laitier au 9, Rue de la Ferme.

 

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Internet est entre autres peut-être le plus extraordinaire moyen pour rapprocher les humains que l’histoire ai produit à ce jour. Toute personne qui le souhaite peut y découvrir quotidiennement mille façons de penser et d’agir différents dans tous les domaines de l’existence. Et cela est également vrai de la spiritualité. Ajoutez à cet outil unique la possibilité de sauter dans un avion qui va vous transporter aux extrémités de la terre voir, toucher, ressentir vos découvertes «théoriques» et le tour est joué.

Les religions et spiritualités traditionnelles, basées très fortement sur une autorité hiérarchique et l’obédience formelle à des traditions léguées depuis des siècles et pratiquées en groupe font de plus en plus place à une spiritualité souvent beaucoup plus vivante qui touche le pratiquant avant tout au niveau du cœur. 

Une grande âme inspirée (si une lectrice ou un lecteur connaît son identité, merci de me la communiquer) a une fois dit:

«La bonté n’a pas d’Eglise 
La paix n’a pas de religion,
La compassion n’a pas de temple,
L’amour n’a pas de frontières »

Pour moi, je pourrais die que c’est un résumé succinct de certaines de mes convictions les plus profondes. Le monde ne va jamais s’unir autour de dogmes et de théologies, mais autour d’une foi vivante qui s’incarne dans le quotidien, qui se vit dans chaque rencontre - que ce soit autant avec la nature que les humains. Ce ne sont plus les étiquettes qui comptent mais uniquement les actes. Comme le vit depuis tant d’années mon ami Roger McGowen, 33 ans de prison (dont 25 dans le couloir de la mort du Texas,) pour un crime dont on sait qu’il est innocent,  

« L’amour n’est qu’à une pensée de distance.
Il ne peut jamais s’épuiser.
Rappelle-toi de l’utiliser souvent ».

C’est là l’essence de toute spiritualité, et de la spiritualité universelle de demain. Et c’est un détenu et ancien condamné à mort qui le démontre quotidiennement dans une des pires prisons du Texas, pas une éminence spirituelle qui l’enseigne du haut d’une chaire.

A vos agendas!

Homme fier - Homme réconcilié" du 10 au 14 août 2019

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Journée internationale du pardon

Plus j’avance dans mes activités et stages de développement personnel (ce sera bientôt 30 ans), plus le thème du pardon revient sans cesse. C’est pour cela que je vous invite à noter la date de cette soirée importante sur le pardon à Genève en septembre avec des personnalités connues de haute qualité comme le Dr. L. Laskow ou Meena Compagnon. 

Dernières nouvelles : Olivier Clerc vient de nous communiquer qu’il participera à cette soirée avec une présentation intitulée « Guérir le coeur de l’humanité » et qu’il dirigera une méditation sur le thème du pardon en fin de soirée.

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L’excellent quotidien romand Le Temps publiait le 21 février un appel de chercheurs scientifiques français et suisses de haut niveau qui disaient entre autres : «Le péril ne cesse de croître … Jamais en effet l’abîme n’a été si béant entre ceux qui tiennent le manche , décident de l’orientation à prendre et ceux qui souffriront de l’obstination des premiers à ne pas voir l’effritement physique et biologique du monde autour d’eux.» 

Mon périodique préféré au monde, le journal américain YES, révèle des chiffres explosifs sur l’immensité des migrations qui vont probablement avoir lieu avec la détérioration des conditions climatiques. L’Organisation Internationale des Migrations, très prudente dans son évaluation, estime que 200 millions (oui, millions) de personnes pourraient migrer de force à cause de cette détérioration. Un éminent expert de l’Université de Columbia, Michael Gerrard, disait : «La situation horrifiante de l’Europe est une fraction de ce qui va se produire avec le changement climatique». Gerrard a émis l’opinion intéressante que les pays occidentaux devraient accueillir une proportion de réfugiés identique à la proportion des gazes à effet de serre qu’ils ont émis depuis 1850. Pour l’Union Européenne, cela ferait 25% des émissions de dioxide de carbone (USA : 27%).  25% de 200 millions… cela ferait 50 millions de nos frères et sœurs du Sud à accueillir en Europe - de préférence à bras ouverts !!!

Sommes-nous prêts ? Suis-je prêt ? 

Vidéo: les ateliers

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