Je voudrais partager avec vous quelques petits « rituels » que je pratique moi-même qui peuvent tellement enrichir votre journée et la mettre sur un pied ferme dès le départ. Il y en a quelques uns pour le réveil, d’autres pendant la journée (ce qu’on appel des « rappels ») et d’autres pour le soir au coucher.

Avant de me lever, je fais 15-20 minutes de respiration consciente couché dans mon lit qui sont en même temps une forme de méditation inspirée par Swami Prajnanpad, un des maîtres d’Arnaud Desjardins, le grand maître spirituel français décédé il y a quelques années. C’est une méditation basée sur la puissance du OUI, que certains décrivent comme le mot le plus puissant du langage humain. A l’inspire, vous pensez « Oui au nouveau et… » puis à l’expire : «… oui au vieux qui part », ce qui est une façon d’accueillir positivement TOUT ce qui va se passer dans la journée. 

Puis, toujours couché et totalement éveillé,  je dis à haute voix : « Quelle grande et glorieuse aventure m’attend aujourd’hui » et je répète le dicton amérindien : « Rends grâces pour les bénédictions cachées qui sont déjà en route pour venir à toi. » Ensuite je me lève et les jambes écartées et les bras en V, je dis de façon ferme et résolue « Oui, MERCI à tout ce qui va arriver dans la journée ». Ceci est basé sur la compréhension que nous vivons dans un univers infiniment bienveillant qui veut notre bien au-delà de tout ce que nous pouvons même imaginer. Et il est très important que toutes ces phrases soient prononcées avec une totale conviction - qui viendra chez certains petit à petit seulement. (Suite dans le blog du 15 janvier)

“Salut mamie, je voulais juste te téléphoner pour te dire que je commence mon nouveau travail demain? Et figure toi que j’aurai même droit au chômage.

“Et c’est dans quel domaine chérie?”

“Et bien c’est un salon de massage un peu particulier où comme hôtesse j’aurai à faire des câlins très spéciaux à toute sortes de messieurs.”

Cette conversation à peine surréaliste pourrait un jour avoir lieu chez nous si la proposition de certains institutions de faire du "sex work" un travail comme les autres… avec rémunération pour manque de clients… était acceptée.

Certains dans leur ignorance profonde de l’histoire vont jusqu’à parler de la prostitution comme du plus vieux métier du monde, alors que ce dernier n’est apparu qu’avec l’arrivée des premiers grands centres urbains, des dizaines de milliers d’années après la chasse, la pêche et l’agriculture et d’autres activités de base.

Je ne vais pas dans un bref blog faire le procès de cette activité mais je voudrais dire avec la plus grande fermeté que l’on ne devrait jamais accepter de la banaliser comme une plaie qui a toujours existé au même titre que la guerre et qui sera toujours avec nous, simplement parce que dans leur immense confusion nos sociétés ont perdu une grande partie de leurs repères moraux. Car elle est liée, entre autres dommages, à une immense violence, que ce soit la prostitution « ordinaire », ou les « abattoirs » où des femmes reçoivent des dizaines et des dizaines de « clients » à la chaîne (j’ai eu des témoignages dramatiques et directs de ceci en Afrique du Nord, mais ils existent certainement aussi dans de grandes villes européennes). 

Comment répondent nos gouvernements qui ont ratifié "La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des Femmes", qui stipule dans son article 6 « Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives pour réprimer sous toutes leurs formes, le trafic des femmes et l'exploitation de la prostitution des femmes ».

Quel privilège pour chaque homme qui lit ce blog, de savoir qu’avec chacune de ses pensées concernant la femme et les femmes, il soutient ou aide à démanteler cette pratique.

Vous avez dit incurable?

blog1dec16Ce grand homme de culture américain devenu, dans toute l’histoire universitaire des USA, le premier non médecin à être nommé dans une faculté de médecine, Norman Cousins, qui devint un spécialiste renommé dans la façon de prononcer un diagnostic, disait qu’on pouvait signer l’arrêt de mort d’un patient simplement dans la façon de poser ce dernier. « Madame, votre maladie est incurable. Vous devrez vivre avec, c’est tout ce que je peux vous dire » (sans la moindre trace d’empathie). « Monsieur, vous pouvez contacter votre notaire. Vous serez morts dans trois mois. »  De tels diagnostics sont là des opinions individuelles, basée sur une sélection extrêmement limitée d’informations fortement biaisées, essentiellement à base matérialiste. Cela n’a strictement rien à faire avec la science.

La médecine est dans le meilleur des cas un grand art, et heureusement qu’il y a bien des praticiens qui se rangent dans cette catégorie. Mais hélas dans encore trop de cas … 

fbtirannyNous vivons dans une société où, paraît-il, il « faut » être sans arrêt connecté. Il faut envoyer un « like » sur Facebook à la dernière photo postée par votre copine la montrant avec son compagnon au sommet de la Tour Eiffel, il faut dire dix fois par jour « Salut » comme pour montrer qu’on existe, il faut à tout prix donner son avis à 50 ou 5000 personnes sur le dernier film de… ou les dernières frasques de Donald Trump. Combien passent leur vie à nourrir leur compte Instagram, Snapchat ou Facebook comme si c’est cela qui leur donnait une existence ? Comble du comble, Le Temps du 20 octobre mentionnait que Facebook Messenger va suggérer … des sujets de conversation à ses clients ! On croit rêver, mais non c’est bien vrai.

Derrière cette frénésie de fausse communication (et je ne mentionne que la pointe de l’iceberg) il y a une immense peur de la solitude, une profonde insécurité concernant son sens d’identité et son image de soi. Les Américains one inventé un terme pour cette classe de personnes, qui sont les FOMO (« fear of missing out » peur de manquer quelque chose) et certains leur opposent les JOMO (« joy of missing out ») qui définit ceux que leur indépendance d’esprit et leur ancrage intérieur solide permet de s’abstraire de cette course sans fin vers, au bout de la route, l’abîme intérieur.

Le psychiatre Gérard Maqueron souligne que « dans cette société brouillonne et bruyante, la solitude devient synonyme de liberté, créativité, réflexion. »

En ce qui me concerne, la seule chose qui importe vraiment est : est-ce que je suis en ce moment connecté à la Source, cette Présence intérieure qui me nourrit sans cesse, me rassure lors des passages difficiles, jubile en moi quand la vie me sourit, ce qu’elle fait de plus en plus à mesure que cette connexion s’approfondit. J’ai une amie merveilleuse qui s’occupe de ma très modeste page Facebook, car il semblerait que c’est un besoin de survie professionnelle m’a-t-on dit. Cela me laisse plus de temps pour ma longue méditation matinale qui est plus important que mon petit déjeuner car j’y trouve la nourriture qui rassasie totalement.

La chose la plus merveilleuse avec cette démarche d'approfondissement intérieur c'est que plus on la poursuit, plus on est automatiquement relié à toute vie, non seulement tous les êtres humains mais les animaux et la nature, car à un niveau invisible, TOUT EST UN. 

Mon lointain devient mon prochain.

Je doute que Facebook offre jamais ce service. 

NB : Pour continuer cette réflexion sur être branché à sa Source, rendez-vous ce samedi à mon stage Vivre ma spiritualité au quotidien à Collex par Genève.

 

migrantsIndépendamment du fait que dans le cours de l’histoire tous nos ancêtres sans exception ont été des migrants, la Suisse dépend pour sa simple survie démographique d’un apport régulier de ces derniers. En effet, il faut un peu plus de deux enfants par femme pour atteindre une population stable (Suisse : 1,52, contre près de 7 pour le Niger et 0,81 pour Singapour). Nous en sommes donc bien loin. Sans cet apport, les Suisses disparaîtraient gentiment de la face de l’Helvétie ! 

Mais de nombreuses études scientifiques montrent que la fermeture des frontières est non seulement très dommageable en termes de vies humaines ou de droits de l’homme (qu’on pense à la Syrie exsangue), elle est financièrement onéreuse et fort dommageable pour les économies concernées. Que ce soit en termes de professionnels de haut niveaux ou d’ouvriers sans qualification, les migrants apportent une bouffée d’oxygène indispensable à nos économies.

Comme le dit une des meilleures spécialistes contemporaines des migrations, Catherine de Withold de Wenden, directrice d’études et de recherches au Centre d’études et de recherches internationales à Sciences Po à Paris, la mobilité actuelle est gagnant-gagnant. « On peut… se réjouir de la mobilité, en profiter comme d’une opportunité : c’est un bien public mondial ». En 2012, les migrants ont envoyé à l’échelle du monde une somme estimée à 400 milliards de dollars, soit trois fois l’aide publique au développement la même année. … Toutes les analyses coûts/avantages de l’immigration montrent qu’en tenant compte de tous les paramètres, y compris l’aide sociale et la santé, la migration rapporte beaucoup plus qu’elle ne coûte. »

Et ne parlons pas de l’immense apport culturel, artistique, musical, gastronomique de cette immigration. Si nous devions nous contenter en Suisse du yass, du yodel, de la fondue et de la raclette avec un peu de lutte suisse et de nappes brodées par de gentilles Vreneli, même en y ajoutant une bonne dose Swatch et de chocolat, nous serions plus que perdants.

penitentsPourquoi dans notre culture occidentale est-ce que c’est si difficile de s’aimer soi-même sans arrière pensée aucune,  d’accepter la beauté que chacune et chacun porte en soi ? Pourquoi est-ce que j’entends depuis des années des gens me dire dans mes stages « Mais c’est égoïste de s’aimer ! » alors que c’est juste le contraire. On ne peut vraiment aimer les autres que si l’on commence par soi-même, comme nous le disait un grand avatar il y a 2000 ans.

Une dimension décisive de cette difficulté à s’aimer est un arrière-plan culturel qui a baigné pendant près de 1600 ans dans une atmosphère où le péché et le faute étaient omniprésents. Il faut lire le pavé extraordinairement documenté et fouillé de l’historien français Jean Delumeau (plus de 700p.) Le péché et la peur, la culpabilisation en Occident, XIII –XVIII è siècles pour en devenir conscient. Cette culpabilité, cet égrégore ou forme mentale qui est comme une sorte de brouillard invisible, persiste dans le subconscient collectif de nos sociétés même si ces dernières sont presque totalement déchristianisées, et on peut être un athée militant et le subir inconsciemment.

Pourtant, il est très difficile de faire des progrès significatifs dans le domaine de son propre développement personnel, sans même parler des relations sociales, tant que l’on n’a pas exorcisé les vieux démons de la culpabilisation, du rejet de soi, du manque d’amour pour la personne superbe que vous êtes au fond de vous-même, quelles que soient votre trajectoire passée et les apparences extérieures. Et aujourd’hui, grâce au développement personnel, chacun peut prendre le taureau par les cornes et faire face avec succès à ses vieux démons et au juge intérieur et les congédier pour trouver le chemin de la liberté intérieure si merveilleuse d’une personne qui sait vraiment s’apprécier et se chérir.

(Nous offrons un stage sur ce thème à Lausanne le samedi 19 novembre, et le 26 novembre sur le thème apparenté de l’image de soi.)

blog15oct16Nous avions abordé ce thème, mais d’une façon toute à fait différente, dans un de nos tout premiers blogs. En fin de compte, la réponse à cette question reste nécessairement très personnelle, car il n’existe aucune autorité pour trancher de façon claire sur une question aussi incroyablement complexe, vu que nous ne savons même pas pourquoi l’univers fut créé et quelle est sa destinée. Alors nous voudrions donner la plume à une des personnalités spirituelles les plus remarquables d’Outre-Atlantique, Marianne Williamson. Ces lignes sont tirées de son très bel ouvrage (non encore traduit) de 365 méditations pour l’année, A Year of Miracles (Une année de miracles). Ce texte est profondément rassurant et dans le monde si instable où nous vivons, nous avons tous besoin de quelques assurances solides. Je le relis régulièrement depuis 18 mois et le partage sans cesse - cette fois avec les milliers de lecteurs de ces blogs.

Rien concernant vos circonstances matérielles actuelles n’a le pouvoir d’arrêter le mécanisme de l’intention cosmique que vous soyez bénis Et vous êtes bénis « éternellement », ce qui signifie moment après moment après moment. A n’importe quel moment, quoiqu’il se soit produit dans le passé, l’univers a arrangé et continue à arranger des possibilités infinies pour votre épanouissement. 

Cela peut choquer votre sens du « réalisme » de croire cela. Les choses ne peuvent quand même pas être aussi superbes que cela. Et pourtant, elles le sont. L’univers est programmé pour manifester, à travers vous, les plus hautes possibilités pour votre créativité et votre joie. Et cela ne changera tout simplement jamais. Dieu a l’intention de vous délivrer de toutes les formes d’asservissement à la liberté de l’amour sans limites.

Un univers planifié pour votre plénitude - n’est-ce pas plus que rassurant ? Alors reposez-vous sur cette assurance. Ce n’est pas vous qui êtes aux commandes. En fin de compte, sur le long terme, rien ne peut aller de travers !

Dans mon dernier blog je soulignais combien internet changeait la face du monde. Un exemple patent est le réseau international Avaaz, qui lance des alertes à l’échelle mondiale sur toutes sortes de questions graves (comme le rachat récent de Monsanto par Bayer - le monstre qui avale le diable), en engageant les internautes citoyens à signer des pétitions pour faire pression sur leurs gouvernements. Je doute fort qu’il y ait beaucoup de lecteurs de ce blog qui ignorent son existence, et je pense que des milliers d’entre vous (certains de mes blogs ont été lus par largement plus de 15'000 personnes) en sont membres et reçoivent ces alertes. Et Avaaz n’est que le plus grand de ces réseaux. (Voir la présentation équilibrée de ce réseau citoyen sur Wikipédia).

Par contre, l’abus de ce genre d’exercice peut affaiblir toute l’entreprise. Je reçois constamment des alertes d’un autre réseau (beaucoup plus petit) qui semble s’occuper surtout des animaux et lance des alertes pour tel éléphanteau dans tel ou tel zoo ou cirque ou tel ou tel animal mal traité au bout du monde. Pour moi, la multiplication de telles alertes peu nuire à toute la démarche, car les gens finissent par signer n’importe quoi, presque sans réfléchir.

Une des critiques faites à ce genre de réseau est qu’il donnerait aux signataires l’impression de faire quelque chose pour influencer le problème. Je crois que ce n’est pas très approprié comme commentaire. Quand je signe - ce que je fais souvent mais pas toujours - j’ai l’impression de … simplement signer un document qui sera transmis à un gouvernement ou une autre instance. Mais en même temps, chaque fois que je signe je suis conscient de ce merveilleux proverbe africain qui dit : « Quand les bouches des fourmis se mettent ensemble, elles peuvent transporter un éléphant. » En l’occurrence la bouche c’est notre plume. Nous disons à nos gouvernements « Attention, nous vous surveillons de près ». Nous savons que nos signatures ne vont pas changer le monde, mais elles envoient un signal clair à nos gouvernements que nous ne sommes pas indéfiniment malléables et que nous ne nous laisserons pas marcher sur les pieds.

A bon entendeur salut !

 

tribeUn mythe soigneusement entretenu par les médias, nos gouvernements et les apologistes de notre système veut que notre société de consommation représente le pinacle de l’évolution humaine, à tel point que le monde entier veut l’imiter et vise même (la Chine) à nous dépasser.

Et cela malgré une série de clignotants qui virent au rouge, voire le rouge très foncé, (l’environnement, des écarts croissants entre riches et pauvres, l’accroissement constant des personnes déprimées ou en burn-out, un système commercial qui crée artificiellement des « besoins » pour vendre à tout prix…)

C’est pour cela que j’ai découvert avec fascination les informations historiquement solidement fondées d’un livre qui vient de paraître aux Etats-Unis, Tribe (Tribu) de Sebastien Junger, sur les contacts entre les sociétés tribales indiennes de ce pays et les colonisateurs européens. Le 18è siècle créa une expérience sociologique unique sur une immense échelle : d’un côté une société tribale vivant à un niveau matériel très modeste (quoique plus que suffisant pour ses membres) mais socialement et culturellement extraordinairement riche, de l’autre côté une société coupée de ses racines historiques qui se recréait essentiellement par le commerce et se considérait culturellement et spirituellement beaucoup plus avancée que les « sauvages ».

smartphonewasteUn article que j’ai relevé dans le International New York Times des 24-25 octobre dernier (p.15) mentionnait que le site d’Amazon offrait 200 millions d’articles aux consommateurs américains. Plus près de chez nous, un prospectus non sollicité de digitec.ch reçu par la poste dans le domaine de portables, l’informatique, la photo, etc. mentionnait que leur catalogue comportait plus de 100'000 produits.

Dans le domaine de la consommation, il y a longtemps que le point de non retour du délire total a été atteint. Outre que la multitude des choix rend tout choix rationnel de plus en plus difficile, l’offre constante du « dernier modèle » et du besoin ressenti par tant de nos contemporains d’être « à la page » - d’avoir, sinon le dernier modèle, du moins un modèle relativement récent - créé très subtilement une forme d’insatisfaction chronique constante, souvent d’ailleurs subconsciente ce qui est exactement ce que les producteurs recherchent.

cobwebEn 1963 en Alabama, au début de la lutte pour les droits civiques, le grand Martin Luther King disait, : « L’injustice n’importe où est une menace à la justice partout. Nous sommes tous pris dans un réseau de réciprocité auquel nous n’échappons pas, reliés par une destinée qui est comme un vêtement qui nous tient tous. Ce qui affecte l’un directement, affecte tous indirectement. »

Une des tendances mondiales dont nous prenons tous de plus en plus conscience chaque jour est à quel point nous sommes tous reliés, au-delà même de ce que nous pouvons même commencer à imaginer. Cela est vrai non seulement des êtres humains entre eux, mais de toutes les formes de vie sur la planète et de nos liens avec cette même planète. L’idée dangereuse que nous pouvons mener nos petites vies pépères dans nos petits paradis privés (idée chérie si longtemps par mes compatriotes suisses) est définitivement morte. Enterrée à tous jamais. Même si je n’en suis pas encore conscient, même si ces effets matériels ne sont pas encore ressentis ici, la mort d’un enfant dans un bidonville de Karachi a un impact direct sur notre destinée. La vôtre. La mienne.

Les « brexit » mentaux que nous pratiquons face aux injustices du monde, c’est fini.

Depuis sept ans, je m’occupe d’un jeune que j’ai rencontré en prison. Ses parents furent tués quand il avait 7-8 ans par des brigands en Côte d’Ivoire, son pays d’origine. Comme il n’avait pas de parents proches pour l’accueillir (ce qui est rarissime en Afrique) il part seul sur les routes. Au cours des années, il remonte la côte Ouest de sa région, passant par le Liberia et le Sierra Leone pour atteindre à 15 ans le Maroc via le S-E du Sahara. De Tanger il traverse en Espagne, puis passe 1-2 ans en France pour arriver vers 17 ans en Suisse. Il se présente à Vallorbe pour s’enregistrer comme requérant d’asile, où on l’envoie en Suisse centrale. Le canton qui a l’obligation légale de s’en occuper se refuse à le faire et il prend la route pour Genève où pendant cinq ans il vit littéralement dans le rue, survivant grâce à un centre qui offre des repas gratuits aux SDF et autres personnes sans attaches. 

Emprisonné pour un vol, je le rencontre à la prison locale où j’étais visiteur bénévole. (Pouvez-vous imaginer ce que c’est de vivre dans notre société sans jamais pouvoir se payer un café ou un portable, même à 15 euros,  acheter des habits, ou un livre, aller au cinéma ou au restaurant, aller chez le dentiste, où il faut prendre les transports publics à la sauvette… la liste est sans fin). Nous lions une vraie amitié - je suis encore aujourd’hui le seul ami qu’il ait au monde. Après notre première rencontre, je lui écris en prison et c’est la première lettre qu’il reçoit de sa vie. Il commence en prison à apprendre le français. C’est la première fois de sa vie qu’il dort dans un lit et qu’il a des repas réguliers.

Nous vivons dans un monde où les gens communiquent, lisent ou regardent sans cesse (en oubliant quelques minutes plus tard ce qu’ils ont lu ou vu) et où la véritable écoute se perd de plus en plus. Car cette dernière est vraiment un art et ne s’improvise pas.

Une expérience récente a vraiment enfoncé le clou pour moi. J’ai reçu il y a quelque temps une personne qui était constamment dans la complainte et un jour au téléphone où elle recommençait je me suis permis  - très gentiment - de lui sortir une de ces bonnes phrases du stock que tout bon formateur à dans sa panoplie professionnelle. Elle a immédiatement éclaté en sanglots et j’ai réalisé que je ne l’avais pas vraiment écoutée alors que j’étais peut-être la seule personne sur qui elle pouvait déverser sa souffrance (elle vit totalement isolée, presque sans contacts).

katie

Ce blog est avancé de 10 jours pour permettre au maximum de personnes de participer aux présentations Byron Katie.

La scène du développement personnel dans le monde inclut des formateurs et personnalités pour tous les goûts et de toutes les couleurs, depuis certaines personnalités réellement éminentes, voire exceptionnelles à des gourous de pacotille, des débutants inexpérimentés et tant d’autres de toutes les nuances.

Une personne qui tient le haut du pavé depuis des décennies est Byron Katie. Son parcours atypique est étonnant. Femme d'affaires alcoolique, dépressive et constamment sous tranquillisants, Byron Katie mène jusqu'en 1986 une vie sans espoir. Elle alterne crises de boulimie et périodes d'abattement, jusqu'à la sensation de vivre un "effondrement de la personnalité ». Elle intègre alors un centre de cure. Elle avait une image tellement  négative d’elle-même qu’elle couchait par terre dans sa chambre, pensant ne pas mériter de dormir sur un lit !Durant son séjour et ses longues marches dans le désert Mojave, elle vit une forme d'éveil : Mais ce qui m’a le plus frappé chez elle est son affirmation que depuis son illumination elle n’a jamais perdu sa joie. Dans le monde d’aujourd’hui, il faut le faire comme on dit !

alynaDe temps en temps, nous faisons dans la vie des rencontres qui nous marquent pour des années, parfois pour la vie entière. Fin avril j’ai fait une telle rencontre qui je sais me marquera pour le restant de mes jours.

C’était présenté comme un stage d’une journée avec Alyna Rouelle, une femme d’une spiritualité telle que j’ai rarement rencontré dans mon existence - et j’ai eu le privilège de connaître personnellement de très fortes personnalités spirituelles de plusieurs continents. Toutes avaient plus de 50 ou 60 ans. Alyna, elle, en a …25. Mais quand elle parle, il y a une justesse et une profondeur dans ses propos qui est la marque d’une vision spirituelle exceptionnelle. Pendant 7 heures elle a simplement répondu à des questions, et jamais une fois je n’ai senti la moindre fausse note. Pour moi, le plus remarquable chez elle n’est pas qu’elle ne se nourrisse que de lumière - des milliers de gens à travers le monde le font, comme le montrait il y a quelques années le film français « Lumière » sur les personnes  qui vivent d’une alimentation prânique (le prana dans l’atmosphère) - mais son sens de l’unité de toutes choses, que tout est le divin en train de s’exprimer, ce qui est l’essence de toutes les spiritualités non duales comme l’advaita (Arnaud Desjardins par exemple), certains grands maîtres soufi comme Roumi ou Hafiz, le grand mystique américain du siècle passé Joel Goldsmith, etc. (La théologie et la spiritualité chrétiennes, elles, sont fondamentalement dualistes à l’exception de la Science chrétienne ou d’un homme comme Goldsmith).

Il y a quelque temps, j’ai reçu un téléphone d’un soi-disant bureau Apple-Windows à Londres me disant que j’avais un sérieux problème avec mon ordinateur et qu’ils seraient heureux de m’aider à le régler. C’est ensuite allé si vite que je n’ai pas réalisé ce qui se passait mais soudain la souris de la personne en question se promenait sur mon écran et commençait à faire un soi-disant nettoyage de certaines données. Le parfait Néanderthalien en informatique que je suis a été complètement dépassé, mais après un certain temps je commençai à avoir d’horribles doutes, et après 45 minutes on me présenta une facture de 190 CHF (environ 174 euros), que j’ai payés, ayant peur que la personne en question sème la pagaille totale dans mon ordinateur si je refusais.

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